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À 2,18 g/l sur son scooter : « Je n’ai pas de problème avec l’alcool »

L'alcool, mais plus particulièrement la conduite sous l'empire d'un état alcoolique, était au coeur des débats de la session de comparution immédiate de ce mercredi. La barre des 2 g/l a, une fois encore, été dépassée pour un conducteur de 2 roues.

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 11 mars 2021 à 12H10

Claude B., 50 ans, roule paisiblement sur son scooter non loin du chemin de la gare à Saint-André. Il ne s’en aperçoit pas tout de suite, mais il est suivi… par une patrouille de police du commissariat de la commune. Il fait quelques embardées sur la chaussée ce qui décide les policiers à utiliser le deux tons et le girophare pour qu’il se range. Il finit par les entendre et se gare sans faire d’histoire. Il est testé à 2,18 g/l et sans permis. Il est placé en garde à vue et le parquet décide finalement de le déférer compte-tenu de ses antécédents. Dix mentions à son casier dont six liées à l’alcool ! Pour autant « je n’ai pas de problème avec l’alcool », affirme t-il à la barre.  

Ce jour là, il fêtait l’anniversaire de sa fille au bar. Il affirme avoir bu 3 bières et 2 shoots de rhum. À sa décharge, il est sous traitement car il souffre de la maladie de Parkinson depuis 11 ans. Les employeurs ne lui font plus confiance et, alors qu’il a toujours travaillé, il peine à retrouver un emploi. « Il a fait le choix de prendre la route et ne prend pas conscience de ses difficultés avec l’alcool. Il a 5 mois au-dessus de la tête qu’il demande à aménager et montre un respect relatif des règles. Il va devoir les faire. Je demande 12 mois de prison dont 4 mois de sursis probatoire, la confiscation du scooter ainsi qu’un mandat de dépôt« , requiert le parquet. 

« C’est une audience sur le thème de l’alcool ! Il est atteint d’une maladie qui l’affecte psychologiquement et le diminue, on ne lui donne plus de travail. Il a toujours bossé et aimerait continuer à le faire. Une peine mixte me parait appropriée, en revanche, le mandat de dépôt n’est pas obligatoire », plaide la défense. Claude B. est reconnu coupable et devra effectuer une peine de 12 mois de prison dont 4 mois de sursis. Son scooter lui est confisqué et il devra suivre des obligations de soins, de travail ou de formation. Le tribunal délivre un mandat de dépôt à son encontre. 

 

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