Economie

Le Medef brandit un audit provisoire et dénonce la "gestion à vue" de la CCIR

Les relations entre le groupe Medef à la CCIR et le président de la Chambre consulaire sont de plus en plus tendues. Afin de corroborer la thèse de "la mauvaise gestion" de la CCIR qui aurait coïncidé selon eux au début de la mandature d'Ibrahim Patel, le groupe Medef s'appuie sur un extrait du rapport de Bercy pour dénoncer des dysfonctionnements au sein de la Chambre consulaire.

Mais selon le président de la CCIR, le Medef s'appuie sur un audit de la CGEFI (Conseil général économique et financier), et les éléments rassemblés sont "montée de toutes pièces". Par conséquent, les "accusations du Medef son infondées", estime Ibrahim Patel.


Le Medef brandit un audit provisoire et dénonce la "gestion à vue" de la CCIR
Hier, le groupe Medef de la CCIR a convoqué la presse afin de communiquer "les préoccupations des élus de la CCIR" a indiqué Arjouhoussen Mahamadaly et Daniel Moreau, les meneurs du groupe Medef à la CCIR. Ils assurent se baser sur un extrait du "rapport de Bercy", qui daterait de septembre 2012. "Suite la dernière assemblée pleinière, nous avons été contraints d'adresser un courrier au Préfet afin de lui faire part de nos préoccupations (…). La situation se dégrade très vite" à la CCIR indique Daniel Moreau. "Il n'y a pas de transparence envers les élus de la Chambre" déplore t-il, en parlant de "gestion à vue" et de "bateau fou".

Attribution des marchés : "Suspicion sur les décisions prises"

Les conclusions de ce "rapport" sont finalement reconnues comme "provisoires" par le Medef, qui pointe du doigt le manque de "plan d'action" de la gouvernance de la CCIR. Il dit regretter la non consultation de l'assemblée pleinière pour les "décisions stratégiques". Concernant l'attribution des marchés, le groupe parle de "suspicion sur les décisions prises". Elle dénonce également  "une dérive financière" qui, selon les représentants des patrons, aurait débuté au début de la mandature d'Ibrahim Patel.

Un "montage" selon Ibrahim Patel

De son côté, après avoir pris connaissance des déclarations des deux élus du Medef, et selon ses déclarations dans la presse de ce jour, Ibrahim Patel parle de "montage" . Selon lui, "les éléments rassemblés par le Medef sont montés de toutes pièces". Il assure que "les accusations du Medef sont infondées" et que "Bercy n'a jamais écrit ça". Pour lui cet audit de la CGEFI (Conseil général économique et financier) rattaché à Bercy, fait suite à deux visites de deux auditeurs lors du second semestre 2011. Suite à leurs observations, les auditeurs ont fait "des recommandations" que le président de la Chambre dit s'efforcer de suivre.

Ce rapport s'avère être "une synthèse provisoire" d'un audit de la CGEFI dont les conclusions rejoignent celles du Medef, mais ne serait en aucun cas "un extrait du rapport de Bercy" assure Ibrahim Patel, qui n'hésite pas à pointer du doigt les "fautes d'orthographes" d'un document qui se dit officiel. De son côté, le Medef attend d'Ibrahim Patel la publication du rapport définitif lors de la prochaine assemblée générale en février 2013.
Samedi 8 Décembre 2012 - 09:40
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1.Posté par moinmidi le 08/12/2012 09:40
ça y est le medef se rebiffe!!! les donneurs de leçon qui font du lobing à outrance,Messieurs les donneurs de leçon,il est peut être temps de construire ensemble le monde économique de demain qui est dans une spirale inter sidérale négative pour notre pays que de critiquer avec des propos incohérents et non fondés!!!!!
il doit rester très certainement des affaires pas très clair du temps de la mandature de ces messieurs qui vont revoir le gouuuuuuuuuuuuut du jour(hi hi!)
A bon entendeur
je vous salue

2.Posté par TEGO le 08/12/2012 13:05
Sur ce coup le MEDEF a fait à ne pas en douter un gros K K nerveux !

3.Posté par David ASMODEE le 08/12/2012 16:19
A quoi sert la CCIR ?
On ne peut pas supprimer cette merde ?

Je reste persuadé que la quasi totalité des commerçants pensent la même chose.

4.Posté par Y.YU CAN le 09/12/2012 15:02
La sortie du Medef,

Le monde économique parle, maintenant depuis 5 ans de crise économique mondiale. Nous à la Réunion nous subissons de plein fouet les effets négatifs de cette crise : toutes les statistiques sont au rouges.
Alors que tous les repères sont mouvants, le monde économique est à la recherche de stabilité pour une bonne gouvernance sur cette feuille de route illisible au delà de 6 mois.
La Réunion, la CCIR : il est reconnu par l’autorité de tutelle que l’aéroport et le Port ont été gérés convenablement et que le produit de cette gestion profitait à l’économie réunionnaise à travers la CCIR et son centre de formation pour ses jeunes, son pôle économique au service de ses ressortissants, etc......
A ma connaissance aucune levée de bouclier, de la part des Réunionnais - politique et économique - lorsque l’Etat a lancé l’idée de récupérer ses concessions. Nécessité pour la Métropole, je ne sais, mais aberrant pour la Réunion.
Concrètement comment la Réunion bénéficiera des produits du Port et de l’aéroport. Comment le bénéfice, qui en toute transparence - la Préfecture donne son aval au budget - se diluait dans l’économie, se fera aujourd’hui ?
Le Medef était aux affaires de la CCIR à ce moment là, en particulier Moreau et Arzou. Ils peuvent, eux parler de vache à lait, et des services de la CCIR aux profits des grandes entreprises qu’ils représentent. Aucun sentiment de culpabilité de ne les habite. Ils savent que depuis l’arrivée de l’équipe à Patel, rien qu’en mettant de l’ordre en pratiquant une saine gestion, la barre a été pas mal équilibrée, mais de leur part que du denni. Non ce n’est pas de la malversation matérielle, mais intellectuelle, un crime économique vis à vis de la Réunion. Quand le Medef dit qu’il y a vente du patrimoine, ce n’est que régularisation d’occupation des sols pour lequel l’ancienne équipe n’avait pas jugé bon de demander la contrepartie financière. Chose faite aujourd’hui et le Medef, dans son hystérie crie à la dilapidation du patrimoine.
Alors oui, aujourd’hui il faut faire autrement, comme dit Mr Cérisola, il faut travailler grouper. Mais comment avec ces gens là ? Ils ont l’historique avec eux, mais ne sont nullement constructifs.... je pense que les représentants du Medef à la CCIR, ne savent pas gérer un établissement en temps de crise ( ce ne sont pas les exemples qui manquent chez leur adhérents, de patrons bling bling ). Ils demandent à faire des économies, à être moins dispendieux en matière de ressources humaines, moins.....moins. Mais l’équipe à Patel a hérité d’une administration qui gérait plus de 1.000 salaries à an 2013 moins 600 salariés. Que faire des salariés qui n’ont plus de poste existant ? PLAN SOCIAL, dit le Medef, c’est l’arme des grandes entreprises.
Je suis sur que la CCIR est preneuse d’idées nouvelles, pour avancer avec la Réunion, dans le progrés et aux benéfices de tous. Il faut être créatifs, offensifs, bouger les habitudes, partager.Ce n’est évidement pas dans la pensée du Medef et de Moreau, toujours narquois, ironiques, censeur......... jamais constructif.
Alors oui, les partenaires de la CCIR : l’ Europe, L’ Etat, la Région, Le Département doivent être conscient que la donne est nouvelle, que la pensée unique des grands financiers a vécu, et que beaucoup va dépendre de leur capacité à aider la CCIR à être aux service des Réunionnais, dans son ensemble, et non uniquement aux conseil d’ administration du Medef, objet du lobbying de ce dernier.
Y.Yu Can

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