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Pour vous inciter à utiliser des barquettes en verre, Oyobo les lave à votre place

L'entreprise locale Oyobo développe un écosystème de contenants en verre qui sont mis à la disposition des entreprises, à destination de leurs salariés qui consomment des plats à emporter pour déjeuner. Le consommateur n'a plus à se soucier de transporter avec lui une consigne propre, c'est Oyobo qui se charge de la lui fournir, puis de la laver.

Ecrit par T.L. – le dimanche 21 avril 2024 à 06H07
Anthony Morel

Des barquettes en verre munies d’un QR Code que l’on dépose dans une borne de collecte, une fois vidées de leur contenu, afin qu’elles soient ramassées pour être lavées puis réemployées. Le dispositif de l’entreprise locale Oyobo, déjà fonctionnel pour les étudiants du Crous de Saint-Denis ou pour les salariés du groupe CRC, ambitionne une forte montée en charge dans les prochains mois afin d’assurer sa viabilité financière.

« Dans les six derniers mois, on a multiplié par 7 nos volumes. On gère 700 emballages par jour », indique Anthony Morel, créateur d’Oyobo avec son associée et compagne Emma Galmar. « Dans notre plan de déploiement, l’idée c’est de traiter 3.000 contenants par jour pour atteindre 1,3 million par an en 2025. Avec l’objectif d’embauche de 20 personnes. »

Pour y parvenir, Anthony Morel entend convaincre « une centaine de restaurants et une vingtaine d’entreprises » d’adopter le principe de réemploi proposé par sa petite société basée à Saint-Paul. A charge pour le jeune chef d’entreprise d’installer des bornes de collecte chez ses clients, et d’assurer le réassort en contenants propres.

Pour limiter les déplacements entre les dépôts de collecte et le site de nettoyage équipé de tunnels de lavage, chaque barquette dispose d’un QR Code qu’il convient de scanner, au moment de la rendre, à l’aide du dispositif installé sur les bornes de collecte. Oyobo disposant ainsi en temps réel des informations sur le niveau de remplissage de chacune de ses bornes.

« C’est aussi pour ça que c’est stratégique pour nous de rentrer sur le marché du réemploi. Parce qu’on a des emballages qui existent déjà sur le marché, des machines de lavage qui existent déjà et qui sont abordables. Par exemple, pour les bouteilles en verre, les machines sont beaucoup plus chères. La restauration, c’est un un point d’entrée sur le marché du réemploi », indique Anthony Morel qui envisage de se positionner sur d’autres contenants à l’avenir.

Pour l’heure, les bornes de collecte sont construites à partir de simples palettes de bois recyclées que l’entreprise prévoit d’habiller avec du métal pour garantir une meilleure hygiène. « Par exemple, pour notre client à l’aéroport de Gillot, on fournit le lot de barquettes, on passe tous les jours et on livre très tôt dans des bacs scellés. Et dans l’après-midi une collecte est effectuée pour les emballages sales », expose Anthony Morel.

A terme, le système de QR Code doit permettre à l’entreprise de nouer des contrats avec des sociétés de livraison de repas à domicile. Anthony Morel affirme que des négociations en ce sens sont en cours. « Les entreprises paient un forfait mensuel et les restaurateurs, ça leur coûte un prix unitaire pour chaque bol. La même grille de lecture des coûts que pour un emballage en carton », insiste Anthony Morel.

Et pour les consommateurs ? Rien à débourser, il suffit de créer un compte sur l’application Pyxo, de renseigner son numéro de téléphone et de suivre les indications pour bénéficier de quatre contenants en verre que l’on devra déposer dans une borne de collecte dans un délai de 14 jours. Et si vous renseignez votre numéro de carte bleue sur l’appli, la limite de quatre contenants est supprimée.

« Les emballages jetables coûtent de plus en plus cher aux restaurateurs et là on vient avec une solution qui permet de relocaliser la gestion du problème. On sait que notre solution a de la valeur. D’abord pour redonner du temps aux restaurateurs : pour ceux qui ont une petite plonge, un truc qui ne fait que coûter, nous on propose un service de plonge externalisée. Et ensuite pour leur donner un pouvoir d’agir sur l’écologie car jusqu’à maintenant ils subissaient les lois », avance Anthony Morel.

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