Voici la formule magique pour faire baisser les prix des fruits et légumes péi

Les défis de la production péi
Les agriculteurs font face une hausse sans merci du coût des intrants. Il s'agit des engrais et des différents produits phytosanitaires et outils nécessaires à la cultiver localement des fruits et des légumes ou à élever du bétail. Mais les planteurs et éleveurs ne peuvent pas pour autant répercuter cette hausse des coûts à cause d'une concurrence forte des produits importés.
L'importation est l'autre grand ennemi de la production réunionnaise. Les viandes et les fruits sont produits à moindre coût dans des pays où les lois sociales et les normes sont moins strictes qu'à La Réunion, dans l'union européenne. Les agriculteurs péi ne peuvent donc pas légalement s'aligner sur les prix des produits importés.
Une autre problématique est la "petite" taille du marché réunionnais. Les investissements nécessaires pour faire baisser les prix à La Réunion nécessitent de pouvoir écouler plus de fruits et légumes pour amortir les dépenses. Et c'est là que la solution est toute trouvée.
C'est le mot d'ordre du Département de La Réunion comme de la Chambre d'Agriculture. L'une des clés du succès du secteur agroalimentaire est l'engagement des consommateurs à acheter local.
"Les prix sont régis par les lois du marché. Plus la demande est importante, plus on peut mettre de volume en face. Plus il y a de volume, plus les prix baissent. Plus les Réunionnais vont consommer local, moins chers seront les prix", assure Bruno Robert, vice-président de la Chambre d'Agriculture.
"Nu prend un têt l'ail de Chine, un têt l'ail de La Réunion. Le goût lé pa pareil", lance Serge Hoareau qui insiste : "Il en faut moins parce que notre ail est mieux goûté et plus fort qu'une tête d'ail de Chine sans goût ni sans saveur."
Le vice-président du Département en déduit : "Quelque part, quand on achète 1 kilo d'ail de La Réunion, c'est comme si on achetait 4 kilos de l'extérieur, donc au final, on s'y retrouve."
"C'est à nous, consommateurs, de faire confiance à nos agriculteurs. C'est à nous, consommateurs, de soutenir la production locale : acheter local, manger local", conclut Serge Hoareau, vice-président du Département de La Réunion.
Souveraineté alimentaire : Le plan du Département
Récupérer les terres en friche, une des clés pour la souveraineté alimentaire de La Réunion


