VivaTech : La Réunion en force au plus grand salon du monde pour les nouvelles technologies

VivaTech avait accueilli l’an passé 150 000 visiteurs, 11 400 startups et 2 600 investisseurs. L’édition 2024 espère faire encore mieux.
C’est dans ce contexte de très haut niveau que nos startuppers réunionnais vont naviguer pendant les quatre prochains jours. Nous aurons l’occasion de vous les présenter chacune individuellement, mais il est clair qu’ils vont bénéficier d’une immense opportunité de se faire connaitre et peut-être d'obtenir des financements auprès d’investisseurs internationaux.
On se souvient par exemple que L’Oréal avait souhaité racheter une startup réunionnaise l’an dernier. De son côté, le Réunionnais Vigile Hoareau avait réussi à effectuer une levée de fonds importante qui lui a permis d’embaucher et de faire passer sa société Crowdaa à la vitesse supérieure.
La Réunion la joue collectif
Cette opportunité n’est possible que grâce à la conjugaison des efforts de tous les partenaires réunionnais compétents dans le secteur : la Région Réunion qui est à l'initiative de l'opération et qui la finance au travers notamment de la location d’un stand et de la prise en charge des déplacements, mais aussi la CCI Réunion, le MEDEF et la CPME, la FrenchTech, la Technopole... Le but de la Région étant d’être un facilitateur, avec pour objectif de créer un environnement propice à l’investissement et à l’entrepreneuriat dans les filières à fort potentiel. Le secteur des TIC et du numérique compte déjà 900 entreprises à la Réunion…
Lors de la conférence de presse qui s’est tenue cet après-midi dans les locaux de CCI France à Levallois-Perret, le président de la CCIR Pierrick Robert a rappelé que le but de cette manifestation était de se faire connaitre, de réseauter et de découvrir ce qui se fait de mieux au monde en matière de nouveautés technologiques.
La vice-présidente de la Région Maya Césari a de son côté mis l’accent sur la nécessité pour les entreprises réunionnaises d’inscrire leur démarche dans le cadre des défis environnementaux et sociétaux que connait notre ile, comme par exemple le fait qu’une grande partie de notre population vit en dessous du seuil de pauvreté et dans un contexte qui devrait connaitre encore de profonds bouleversements avec la crise climatique. Selon elle, les 10 startups réunionnaises sélectionnées s’inscrivent pleinement dans ces objectifs.
Enfin Normane Omarjee, l’autre vice-président de la Région à avoir effectué le déplacement et qui a été à l’origine l’an dernier de la présence de La Réunion à VivaTech, a préféré insister sur la démarche collective de l’ensemble des partenaires locaux : "On ne peut pas évoluer dans un territoire enclavé comme le nôtre, en partant isolé. Notre isolement doit être pallié par la force collective" issue de l’action commune de tous les partenaires. Et il s’est fixé un objectif : "Passer d’un pays avec une culture d’importation à un pays avec une culture d’exportation".
L’IA en vedette
Sans grande surprise, l’intelligence artificielle occupera une grande place cette année dans les allées du salon. Les principaux acteurs du secteur, comme Microsoft, Google, Meta, Amazon ou encore Nvidia, ainsi que les vedettes de l’IA générative que sont OpenAI et son concurrent, le français Mistral AI seront présents porte de Versailles.
Le groupe ADP présentera de son côté le taxi volant Volocopter qui transportera les passagers durant les Jeux Olympiques dans quelques semaines à Paris.
Parmi les personnalités présentes, notons Bernard Arnault, le patron de LVMH, Christel Heydemann, la directrice générale d’Orange, Linda Yaccarino, la CEO de X (ex-Twitter), Eric Schmidt, l’ancien patron de Google, Faye Iosotaluno, la patronne de Tinder, et bien d'autres encore comme par exemple les sœurs Williams, Serena et Venus, les championnes de tennis, invitées par une plateforme sociale d'investissement. Elon Musk sera également de retour, mais au travers d'une visioconférence cette fois.
Parmi les politiques, notons la présence du commissaire européen Thierry Breton, de Charles Michel, le président du Conseil européen, de Marina Ferrari, la secrétaire d’État française en charge du Numérique, ou encore de John Kerry, l’émissaire pour le climat de Joe Biden et ancien secrétaire d’État américain sous la présidence de Barack Obama. Le président de la République, dont la venue était annoncée, a dû annuler son déplacement au dernier moment pour se rendre en Nouvelle-Calédonie.


