Revenir à la rubrique : Faits divers

Violentée par son conjoint, elle sort de la voiture pour alerter les gendarmes

Ecrit par G.D. – le dimanche 12 octobre 2025 à 08H17
Photo d'illustration

Le tribunal correctionnel de Saint-Pierre a jugé un homme pour des violences conjugales sur sa conjointe. Il a été condamné à 8 mois de prison assortis d'un sursis probatoire de 2 ans.

Le 13 mai dernier, une patrouille de gendarmerie circule dans la ville de l'Etang-Salé lorsqu'une femme, visiblement agitée, sort d'une voiture et vient à leur rencontre. Celle-ci leur dit qu'elle vient de subir des violences de son conjoint. Elle expliquera plus tard que, ne pouvant pas se déplacer, elle a profité de l'occasion pour alerter les gendarmes. Constatant des traces sur la victime, Jean est placé en garde à vue.

Lire aussi : Un mineur placé après une tentative de meurtre sur fond de vol de chien aux Camélias

Lors de son audition, la victime va indiquer qu'elle est fréquemment victime de violences de la part de son conjoint avec qui elle est depuis 3 ans, notamment depuis que son fils est parti en métropole. Elle indique que Jean l'a menacée de mort si elle déposait plainte, surtout s'il allait en prison.

À la barre du tribunal correctionnel de Saint-Pierre ce mardi, Jean va reconnaître avoir tenu les mains, mais nie les coups et affirme ne pas savoir comment elle a eu une bosse sur le front. Il ose parler de violences réciproques, puisqu’elle aurait réagi violemment en tentant de dégager ses mains. Lorsque la présidente du tribunal lui demande s'il est jaloux, il répond que “dans le fond, tout le monde est un peu jaloux.”

“La jalousie peut amener au meurtre. Il fouille dans ses affaires, c'est problématique. Ses précédentes condamnations sont toutes liées à l'alcool, avec en plus un rappel à la loi en 2022 pour des violences conjugales. Il y a quelque chose qui se trame dans ce parcours judiciaire”, argue la procureure qui demande 8 mois de prison assortis d'un sursis probatoire de 2 ans.

“Je pense que cette procédure a été un vrai électrochoc. Il a saisi l'occasion pour se soigner de son addiction à l'alcool et a trouvé du travail. De plus, il est un soutien pour sa famille et notamment sa mère”, a souligné Me Florence Boyer.

Le tribunal l'a reconnu coupable et condamné à 8 mois assortis d'un sursis probatoire de 2 ans.

Dans la même rubrique

0💬
Tri :