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Vidéo – L’intersyndicale du transport brandit la menace d’une grève à la rentrée scolaire

La rentrée scolaire du 25 octobre risque d'être très animée à l'échelle départementale si aucun accord professionnel n'est trouvé d'ici là. Cet accord garantirait la reprise du personnel de transport de voyageurs en cas de changement de prestataire par une collectivité. C'est la menace que promet l'intersyndicale FO-CGTR-CFTC qui réitère son appel à la Direction de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DEETS) pour la signature d'un accord-cadre avec l'ensemble des partenaires.

Ecrit par – le mardi 12 octobre 2021 à 16H13

L’intersyndicale, qui avait décidé de suspendre provisoirement en août dernier le mouvement de grève des chauffeurs de bus de transport scolaire dans l’ouest, juge toujours inacceptable qu’un tel accord n’ait toujours pas été trouvé, malgré son appel le mois dernier aux services de l’Etat, dont la DEETS. Lors du conflit social qui l’avait opposé au TCO, l’intersyndicale était vent debout contre la non-inclusion d’une clause dans les contrats des nouveaux prestataires garantissant la reprise du personnel des mandataires de marchés publics actuels, contrairement à Mayotte où un accord a été acté en septembre 2020.
 

[Transports scolaires dans l’Ouest : « Le fond du problème n’a pas été résolu »]urlblank:https://www.zinfos974.com/Transports-scolaires-dans-l-ouest-Le-fond-du-probleme-n-a-pas-ete-resolu_a172496.html

« Deux poids deux mesures » à La Réunion dénonce l’intersyndicale, qui regrette qu’une convention territoriale signée à Mayotte a toutes les peines du monde à être appliquée dans l’île. « Nous avons rencontré, depuis, les partenaires dont une partie du patronat qui sont quasiment ouverts à la signature de cet accord et nous attendons toujours un retour de la DEETS », assure Joseph Magdeleine, secrétaire général de FO Transports 974.

« Le recours à la grève, c’est le dernier recours, d’où notre appel lancé à l’Etat. Ce n’est en aucun cas un caprice de notre part que de demander le maintien d’un niveau de vie décent pour les chauffeurs », poursuit-il.

Un accord-cadre pour en finir avec la précarité de certains contrats

Des chauffeurs de bus de transport scolaire qui, dans leur très grande majorité, sont payés au Smic quand ce n’est pas une misère. En effet, certaines entreprises de transport proposent encore des contrats de travail de la honte, à savoir des CDD de 110h mensuels en théorie au Smic mais qui peuvent être ramenés à 400 euros par mois si ces 110h ne sont pas atteints. Une broutille.

C’est pour mettre fin à ces pratiques, mais répandues dans le milieu du transport, que l’intersyndicale demande à la DEETS de « prendre ses responsabilités » avec la mise en place d’un accord-cadre.

 

 

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