"Le logement social outre-mer n’est pas une charge, c’est un investissement vital" : à quoi sert l’USHOM ?

L’Union sociale pour l’habitat Outre-mer (USHOM) a élu Patrick Lecurieux Durival à sa présidence. Une arrivée à un moment particulièrement sensible pour le logement social ultramarin, alors que les restrictions budgétaires touchant la Ligne Budgétaire Unique suscitent une vive inquiétude chez les bailleurs sociaux.
Le logement social ultramarin a un nouveau porte-voix. Réunis à l'issue de leur assemblée générale du vendredi 5 juin, les administrateurs de l'Union sociale pour l'habitat Outre-mer (USHOM) ont élu Patrick Lecurieux Durival à la présidence de l'organisation qui représente les bailleurs sociaux des territoires ultramarins.
Cette nomination intervient dans un climat particulièrement tendu.
Investissement vital
Depuis plusieurs semaines, les acteurs du logement alertent sur les conséquences des gels et surgels budgétaires affectant la Ligne Budgétaire Unique (LBU), principal outil de financement de la construction de logements sociaux dans les outre-mer.
Pour le nouveau président, l'enjeu dépasse largement la seule question du logement.
"Le logement social outre-mer n’est pas une charge, c’est un investissement vital : moteur de l’économie du BTP et premier rempart de nos concitoyens ultramarins face aux difficultés sociales", affirme Patrick Lecurieux Durival.
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L'élu entend d'ailleurs faire de la défense des financements une priorité absolue.
"Dans le contexte actuel de surgels budgétaires de la LBU, je prends cette présidence avec une seule ligne de conduite : me battre, sans relâche, pour préserver les moyens de construire", déclare-t-il.
Un message qui résonne particulièrement à La Réunion où la crise du logement continue de peser sur des milliers de familles et où les bailleurs sociaux ont multiplié les alertes ces derniers mois sur les risques de ralentissement des programmes de construction.
Cohésion sociale
Dans son communiqué, l'USHOM rappelle vouloir poursuivre son travail de représentation auprès des pouvoirs publics afin de défendre "les moyens nécessaires à la production de logements sociaux dans les DROM", qu'elle considère comme une condition essentielle "de la cohésion sociale et du dynamisme économique des territoires".
Pour Patrick Lecurieux Durival, la feuille de route est donc d'obtenir le maintien des moyens financiers nécessaires pour continuer à construire dans des territoires où la demande de logements reste particulièrement forte.
L'organisation regroupe les bailleurs sociaux de La Réunion, de la Martinique, de la Guadeloupe, de Saint-Martin, de la Guyane, de la Polynésie française, de la Nouvelle-Calédonie et de Saint-Pierre-et-Miquelon.


