Vidéo - Les riziculteurs péi visent la souveraineté alimentaire

Sur l’exploitation de Maximin Delblond à Saint-Gilles, du riz Dourado a été semé sur une parcelle de 0,5 ha, grâce à un semoir tracté qui facilite grandement le travail de mise en place des grandes parcelles.
Ce riz pluvial ne nécessite pas d’engrais spécifique. Le principal problème rencontré par les agriculteurs est la présence d’oiseaux, gros consommateurs de récolte. Pour y faire face, des dispositifs tels que les filets et les cerfs volants, les ballons anti-oiseaux et autres ont été installés.
Après avoir sécurisé la semence, en qualité et quantité, l'association Riziculteurs Péi 974 change d'échelle. Les riziculteurs péi tendent désormais à élargir leur culture grâce à la participation de nouveaux adhérents. Ils préparent la saison 2022-2023 en invitant ceux qui le souhaitent à mettre en place leurs parcelles, quelle que soit la grandeur, et la technique (mottes, repiquage racine nue et semi directe manuelle, semi directe mécanisé). Ce sont aujourd'hui 350 kg de semences qui sont en stock pour un potentiel de 7 ha à mettre en place.
Décortiqueuses, blanchisseuses, pour anticiper la prochaine récolte, l’association devrait faire l’acquisition de matériels de traitement et de conditionnement des récoltes très prochainement. Le dossier de demande d'aide au financement des machines a été déposé en ce sens et a reçu un avis favorable.
“Nous nous préparons à passer commande pour réception à la fin de l'année. Pour proposer du riz de La Réunion aux Réunionnais… début 2023”, annoncent les Riziculteurs Péi. Une nouvelle qui tombe à pic pour les consommateurs au lendemain de l’annonce faite par le syndicat de la rizerie française d’un risque de pénurie l’an prochain.


