Vidéo de destruction de divinités hindous : Délibéré le 18 avril dans l'affaire David Storm

Le référé concernant l'affaire David Storm se tient ce jeudi matin au tribunal de grande instance de Saint-Denis (TGI). David Storm n'est pas présent à cette audience. Sa femme, en revanche, assiste à la séance.
Suite au dépôt de plainte de La Fédération des Associations et Groupements Hindous et Culturels tamouls de la Réunion à l'encontre de David Storm, il est demandé la suppression de la vidéo postée en direct sur son site Facebook le 1er février 2019 lors de laquelle il détruit un temple hindou et ce sous astreinte de 10.000 euros par jour de retard ainsi que de le condamner à leur payer la somme de 6000 euros au titre de l'article 700 du Code de Procédure Civile. L'article 700 permet au juge d'allouer une somme, versée par le perdant, à la partie qui gagne un procès. On parle de frais non compris dans les dépens (sommes qui sont dues finalement par la partie contre laquelle un jugement civil est intervenu).
De son côté, la défense de David Storm demande au Président de déclarer I'action de la Fédération des associations et groupements religieux hindous et culturels tamouls de La Réunion et de toutes autres personnes physiques demanderesses irrecevables pour défaut d'intérêt à agir mais également de se déclarer incompétent.
À l'audience ce jeudi, la communauté tamoule s'est dite très choquée du contenu de la vidéo. Selon l'avocat de la partie civile, David Storm "cherche par la violence à imposer ses convictions". "On ne peut pas laisser les gens débarquer et détruire notre patrimoine", a-t-il argué, qualifiant David Storm de "business man" et de "pompe à fric".
La défense plaide la liberté de culte
L'avocate de David Storm a de son côté misé sur le fait que la vidéo ait été tournée chez des particuliers, dans un cadre privé et que ce n'est pas David Storm qui a détruit ces objets. Le second avocat du pasteur évangélique a quant à lui rappelé la popularité de David Storm, "reconnu dans le monde entier".
La défense plaide la liberté de culte et insiste sur le fait que la religion tamoule n'a pas été nommée dans la vidéo. Pour l'avocat, "la religion hindou n'est visée nulle part (...) Il n'y a pas de preuve qu'il s'agit de la religion hindou qui a été attaquée".
Le délibéré sera rendu le 18 avril.
Regis Labrousse sur place


