Une nouvelle gouvernance à Saint-Paul

Une nouvelle gouvernance à Saint-Paul
Voilà un débat ouvert par Jocelyne Refesse qui y apporte sa contribution, en partant de l’expérience qu’elle a vécue dans l’équipe de Mme Huguette Bello, et qui devrait recevoir – ici même sur "Zinfos974" – les apports des autres candidats, dans l’intérêt de tous les Saint-Paulois ! Que cette campagne des municipales ouvre des espaces de confrontations sains sur des contenus qui éclairent les positions des uns et des autres – en laissant si possible de côté les jugements de valeur portés sur des personnes – pour aller non pas vers un consensus (il sera difficile d’harmoniser complètement les opinions des décentralisateurs et celles qui tournent autour du centralisme sous toutes ses formes) mais vers un mieux palpable dans l’administration de la chose publique !
Le mot gouvernance, un mot à la mode, apparaît de plus en plus dans le vocabulaire des politiques en campagne, et, bien entendu, ceux qui l’utilisent, le qualifient de nouvelle pour bien montrer que le temps est venu de tourner le dos à de vieilles pratiques inefficaces, à droite comme à gauche.
Mais quelle est la nouveauté de son contenu ? Pour sortir de ce qui n’apparaît alors que comme une incantation pour présenter un autre visage aux électeurs, il faut donc donner de la substance à ce mot. Autrement dit, la nouveauté doit se montrer dans les nouvelles pratiques que tel ou tel pouvoir entend développer concrètement, nécessairement dans une grande commune comme Saint-Paul.
Pour la candidate Jocelyne Refesse, c’est plus de démocratie, tout simplement, parce que les avant-gardes politiques ou/et technocratiques échouent à quelque niveau que l’on se place. Souvent, les méthodes de la droite ou de la gauche sont équivalentes ; on remplace une équipe par une autre, mais les citoyens ne voient finalement pas la différence, ils sont toujours ténus à l’écart des décisions. Sans compter que les élus de base se plaignent des méthodes utilisées par le petit groupe qui a effectivement le pouvoir.
Le mieux est d’asseoir cette nouvelle gouvernance sur des principes clairs et surtout de les faire fonctionner dans des situations concrètes.
1 : Comment débattre des grandes questions ? Ce n’est pas seulement organiser quelques échanges pour faire passer à tout prix un projet préparé par un petit comité. Le niveau supérieur, un élu en charge du secteur, ou le maire lui-même, doit venir participer à la mise en place des synthèses, et se mouiller, quand le dialogue est bloqué, et non pas trancher ailleurs et dans le dos de tout le monde (voir les travaux des commissions, où, trop souvent, le vrai pouvoir tape en touche pour ne pas débattre avec ses propres partisans). Une nouvelle organisation des débats doit être présentée : des commissions municipales vraiment ouvertes installées en transparence ; des rapports de ces commissions présentés – qu’on ne se contente plus en séance publique du conseil de la petite phrase rituelle : telle commission a donné un avis favorable. Point barre. Les réserves ou la difficulté à choisir entre plusieurs options doivent être aussi rapportées en conseil. Ce qui veut dire que ce conseil de type nouvelle gouvernance ne doit être plus être une machine à voter une soixantaine de points de l’ordre du jour, avec des élus de l’opposition qui passent pour de vilains petits canards qui font perdre du temps à tout le monde. Au lieu de compter seulement les oppositions à la délibération et les abstentions, si, pour de grandes décisions, le premier magistrat demandait clairement "Qui est pour ?", l’adoption de tels projets aurait une meilleure signification et serait davantage portée dans la population.
2 : Comment adopter des projets ? Certainement pas en faisant prendre une décision à partir de quelques généralités, fussent-elles développées dans le document du conseil, à charge ensuite pour un petit comité d’ajouter l’essentiel, lequel échappe ainsi au débat démocratique.
3 : Comment évaluer les politiques publiques ? Ce n’est pas en confiant la tâche exclusivement à ceux qui y ont travaillé, mais en accordant une part importante aux indépendants de la société civile qui ne sont pas directement engagés sur la scène politique. Autrement, malgré les bons sentiments au départ, c’est la transparence qui s’en va très vite. Et on retombe alors dans les verrouillages classiques, à droite comme à gauche.
Cette nouvelle gouvernance touche aussi à la mise en place d’une démocratie participative dans tous les quartiers du territoire communal. Pour donner également la parole à ceux qui ne disent ni oui ni non, dit Jocelyne Refesse.
Aimé LEBON, Bois de Nèfles Saint-Paul.


