Une conception surprenante du service public

Amené malgré moi à fréquenter un service (très compétent) du C.H.U. de Bellepierre en hôpital de jour, j'ai découvert à ma grande surprise que j'étais contraint de payer le tarif complet du parking de cet établissement, géré par la SODIPARC. Il m'a été précisé par le secrétariat du service concerné que seuls les patients venus en consultation pouvaient bénéficier du ticket modérateur d'une heure de parking. Cela conformément au contrat passé entre la direction du C.H.U. et la SODIPARC.
Sachant qu'en hôpital de jour, le malade, hôte du C.H.U. durant une matinée voire une journée, en devient son otage à un coût de 10 à 20,00 € la séance de parking, donc de soins. Si ces soins se répètent sur plusieurs semaines, c'est un véritable budget qu'il faut prévoir.
Il est vrai que n'étant pas impotent, j'ai eu la naïveté de me déplacer au volant de ma voiture personnelle ne souhaitant pas grever le budget de la sécurité sociale par l'utilisation d'une ambulance.
Je pose la question de la justesse du contrat passé entre la direction du C.H.U. et la SODIPARC, société privée gérant ce parking destiné aux malades et à leurs familles. Y a-t-il dans ce cas précis, prise en compte de la notion de service public?
Il est vrai qu'ayant la chance, après certaines séances de soins mais pas toutes, de conserver quelque équilibre, que j'aurais pu me rendre au C.H.U. à vélo ...


