Une ancienne ministre de Macron veut couper la Nouvelle-Calédonie en deux

Selon Le Monde, qui publie ce lundi un long portrait d'elle, Sonia Backès aurait déjà été lâchée par Emmanuel Macron et par ses alliés politiques locaux en raison de la radicalisation outrancière de son discours envers les indépendantistes.
L'ancienne secrétaire d’État à la Citoyenneté d’Élisabeth Borne (de 2022 à 2023) s'est de nouveau signalée à l'occasion de son discours du 14 Juillet diffusé sur les réseaux sociaux en assurant que « le projet d’une Nouvelle-Calédonie institutionnellement unie et fondée sur un vivre ensemble, les uns avec les autres, est révolu », rapportait hier BFMTV.
« Au même titre que l’huile et l’eau ne se mélangent pas, je constate à regret que le monde kanak et le monde occidental ont, malgré plus de 170 années de vie commune, des antagonismes encore indépassables. Qu’il s’agisse de leur manière de vivre en société, par la place qui est faite aux femmes par exemple. Qu’il s’agisse encore de leurs systèmes politiques, féodal pour les uns et démocratique pour les autres. (….) Lorsque deux forces s'opposent et que deux camps sont persuadés de défendre légitimement leurs valeurs, ils se retrouvent face à un choix. Celui de s'affronter jusqu’à la mort de l’un des deux ou de se séparer pour mieux vivre », a-t-elle ainsi estimé.
« Son modèle est celui des Afrikaners »
Sonia Backès, réputée proche de l'extrême-droite et dont le « modèle est celui des Afrikaners », selon le Loyaliste modéré Philippe Gomès cité par Le Monde, se prononce par ailleurs en faveur de l'autonomisation de chacune des trois provinces de Nouvelle-Calédonie. La province du Sud qu'elle préside est très majoritairement celle des descendants d'Européens et des Hexagonaux, tandis que les deux autres sont peuplées et dirigées par des indépendantistes.
« Ainsi, l’autonomisation des provinces peut représenter une opportunité de construction de plusieurs entités distinctes mais complémentaires, où chacun des peuples pourra enfin s'épanouir selon ses propres aspirations », a avancé Sonia Backès, qui incarne aux yeux de nombreux kanak, mais aussi d'une partie des Loyalistes, une vision colonialiste éculée de la présence française sur le Caillou.


