Revenir à la rubrique : Faits divers

Un trentenaire jugé pour actes de torture et de barbarie sur sa compagne

Multiples coups de barre de fer et de feuille de boucher sur sa compagne, l'accusé qui comparait pendant deux jours et encourt 20 ans de réclusion criminelle ne reconnait pas les faits malgré les multiples preuves accumulées. La victime avait déjà sollicité les forces de l'ordre dans le passé, sans succès.

Ecrit par 2181159 – le lundi 13 mars 2023 à 13H35

« Je fais ce que je veux et cette raclée, elle l’a bien méritée », déclare ce 13 février 2021, vers 4 heures du matin, Christopher Kasper aux gendarmes venus l’interpeller. Au domicile du trentenaire à Saint-Joseph, les militaires découvrent sa compagne recroquevillée au sol dans une pièce recouverte de sang. La malheureuse gît en position foetale et présente des traces de coup sur toutes les parties visibles de son corps ainsi que des plaies. 

Le lendemain, la victime avait expliqué aux enquêteurs, saisis notamment pour des actes de torture et de barbarie, former un couple avec le mis en cause depuis 3 ans. Elle avait raconté plusieurs épisodes au cours desquels elle avait reçu des coups sans pour autant porter plainte sous la pression de la famille du conjoint violent. Plusieurs fois elle avait saigné mais avait dissimulé ses plaies.

Il frappe avec le tranchant d’une feuille de boucher

N’y tenant plus, elle avait quitté l’Est de l’île pour s’installer dans le sud mais Christopher Kasper s’était « imposé » et les situations de violences s’étaient répétées.

Ce 13 février 2021, le couple était alcoolisé lorsqu’une énième dispute était intervenue. Pour alerter du danger qu’elle courait, la compagne avait appelé un ami au téléphone, ce qui avait provoqué la colère de son conjoint qui avait détruit le téléphone. Il l’avait ensuite rouée de coups, au visage avec son coude, de pied alors qu’elle se trouvait au sol, avant de se munir d’une barre de fer et de continuer à frapper. Comme si cela n’était pas suffisant, Christopher Kasper avait saisi une feuille de boucher – dont la lame faisait 21.5 cm – avec le plat de laquelle il avait atteint le nez et la bouche puis, avec le côté tranchant il avait porté des coups sur tout le corps.

Deux procédures pour des violences conjugales classées

Le déchainement de violences avait duré une heure en présence des deux enfants, dont la petite fille du couple âgée de 2 ans et la fille de la victime âgée de 10 ans. Cette dernière avait également été frappée par le mis en cause au visage et présentait un hématome sous l’oeil droit au moment de l’intervention des forces de l’ordre.

La victime incriminée

Au cours de ses auditions, Christopher Kasper a peu varié dans ses déclarations, incriminant la victime. En 2018, cette dernière avait sollicité les policiers de Saint-André alors qu’elle présentait des plaies saignantes à la tête. Le trentenaire avait contesté les faits et, malgré les preuves, le parquet avait classé l’affaire. En 2020, des incidents avaient émaillé une nuit de janvier et avaient occasionné plusieurs interventions des forces de l’ordre. Mais finalement, la demandeuse était revenue sur ses déclarations en indiquant qu’elle avait menti. C’est elle qui avait écopé d’un rappel à la loi pour « déclarations mensongères »…

Ce lundi, le procès de Christopher Kasper se tient devant la cour criminelle. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle pour les faits de torture et de barbarie qui lui sont reprochés. Il comparait également pour des violences sur une enfant de moins de 15 ans et outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique.

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Incendie dans un stock de pneus à Bras-Panon

Un feu s’est déclaré dans le garage IPK à Bras-Panon. Les flammes ont ravagé tout le bâtiment. Les commerces avoisinants ont été évacués par mesure de sécurité. L’incendie aurait démarré au niveau d’un stock de pneus. Les gendarmes et les policiers sont sur place. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances du drame.

Reconnaissance de paternité : Poursuivie pour fraude, une mère de St-André échappe à l’expulsion malgré un test ADN

Saïd C., résidente de Saint-André, a été relaxée des poursuites pour fausse déclaration et de fraude pour l’obtention de son titre de séjour. Impliquée dans une affaire de reconnaissance de paternité, l’étrangère a admis avoir demandé à un Français de reconnaître celui qu’elle croyait être son enfant. La trentenaire risquait une interdiction de séjour de 5 ans dans cette affaire après un test ADN négatif.

Décès du Lieutenant-Colonel Jean-Christophe Bellomia, ancien commandant de l’EDSR

Le Lieutenant-Colonel Jean-Christophe Bellomia avait été commandant de l’Escadron départemental de La Réunion, de 2019 à 2023. Il est décédé lors d’un entraînement motocycliste dans le Loiret. Il a té âgé de 56 ans et père d’un enfant. Selon La République de Seine-et-Marne, trois gendarmes qui participaient à l’entraînement ont été percutés par une automobiliste engagée à contresens.

Deux hommes relaxés pour 22 vols à la roulotte, un seul larcin reconnu par le tribunal

Deux Bénédictins étaient jugés pour 23 faits de vols compris entre 2016 et 2021. C’est cette année-là qu’ils ont été vus sur les lieux d’un vol à Saint-Philippe. Le passé judiciaire de l’un d’eux a joué contre lui et les enquêteurs lui ont imputé toute une série de vols dans l’île. Finalement, le tribunal n’a retenu que le vol de Saint-Philippe pour l’un des deux.