Revenir à la rubrique : Faits divers

Un prédateur sexuel écume les rues à vélo et agresse cinq victimes

Ecrit par Régis Labrousse – le dimanche 25 mai 2025 à 17H04

Un jeune majeur comparaissait devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis 21 mai pour une série de faits d'agression sexuelle. La gravité ainsi que la répétition des faits sur une courte période l'ont conduit en détention provisoire depuis le 5 mai dernier dans l'attente de son jugement.

Elles ne sont pas moins de cinq victimes à avoir subi les pulsions malsaines et ô combien dangereuses de Dorian C., tout juste 21 ans. Pour autant, c'est un jeune homme calme qui se présente à la barre du tribunal, à l'aspect presque inoffensif. Presque, en effet, car il lui est reproché quatre agressions sexuelles sur des femmes et un outrage sexiste et sexuel sur une mineure. Le tout en l'espace de trois semaines. Son modus operandi est simple : il écume les rues de Saint-Benoît à vélo à la recherche de ses proies. Lorsqu'il trouve une victime, il descend de son vélo, aborde la victime en lui adressant quelques mots et, par un effet de surprise, lui touche le sexe ou les seins et parfois même les deux.

Au total, il doit répondre d'agressions sexuelles commises les 13, 27, 31 mars et 3 avril, ainsi que d'un outrage sexiste et sexuel sur une jeune adolescente le 3 avril à qui il a proposé de "faire l'amour". Fort heureusement, les victimes ont déposé plainte et reconnu le mis en cause sur des planches photos. Le 3 avril dernier, le détail des éléments fourni par l'adolescente, a permis aux enquêteurs de la gendarmerie de mettre la main sur l'agresseur et de l'interpeller. Ce sont d'ailleurs les deux plaintes du 3 avril qui ont permis aux gendarmes de la compagnie de Saint-Benoit de remonter sur les trois plaintes du mois de mars dernier.

"Choqué d'être présent à la barre du tribunal"

À la barre, Dorian C. reste fidèle à ses déclarations de garde à vue : il nie les faits en bloc. Il se dit même "choqué d'être présent à la barre du tribunal", et ajoute : "Il s'agit d'un complot". Le seul hic, est que les victimes ne se connaissent pas, mais décrivent un seul et même individu qui lui ressemble en tout point. Comme la loi le prévoit, il a subi une expertise psychiatrique qui indique qu'il est accessible à une sanction pénale. Les victimes ont également été soumises à une expertise psychologique qui indique "ne pas remettre en cause la véracité des faits subis et dénoncés".

Notant la "gravité des faits et la répétition de ceux-ci", la procureure de la république requiert une peine de 24 mois de prison avec maintien en détention et un suivi socio-judiciaire pour une durée de cinq ans. De son côté, la défense estime que "rien en prouve avec certitude qu'il soit l'auteur de ces infractions", s'appuyant sur les comptes rendus d'auditions qui, selon elle, "note des hésitations des victimes au moment de reconnaitre sur les planches photos". Retenant la version des victimes, le tribunal condamne le prévenu à deux ans de prison dont un an de sursis probatoire renforcé et prononce le maintien en détention.

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :