Un médecin du sud de l'île interdit d'exercer pour avoir agressé sexuellement une patiente

Le 16 septembre 2019, Julie*, alors âgée de 20 ans et bientôt gardien de la paix, se rend chez son médecin généraliste pour renouveler un arrêt de travail après un accident de rugby. Cette consultation, qui se déroule dans le sud du département, prend une tournure inquiétante lorsque, seule avec le praticien, celui-ci lui aurait caressé et embrassé un sein sous prétexte d'un examen médical. Le médecin lui aurait ensuite imposé un baiser forcé sous couvert d’un examen de la gorge, puis aurait proféré des commentaires obscènes en la pesant, tout en lui demandant de garder le silence.
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Trois jours plus tard, Julie, en état de choc, dépose plainte, encouragée par ses proches. Elle se souvient alors d'un autre incident, survenu chez sa grand-mère, où le même médecin aurait profité d’une consultation à domicile pour la toucher de manière inappropriée. Une autre patiente a également relaté des faits similaires, bien qu'elle ait choisi de ne pas porter plainte.
En première instance, le tribunal de Saint-Pierre a condamné le médecin à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, assortis d’une interdiction d’exercer pendant cinq ans et d'une injonction de soins.
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L'avocat de la victime, Me Julien Baracco, a déploré l'absence du médecin lors de l'audience, estimant que ses explications auraient pu éclairer la cour. Le ministère public a demandé une confirmation de la peine initiale, assortie d'une interdiction définitive d'exercer la profession de médecin et d'une inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles.
Après en avoir délibéré, la cour décide ce jeudi de condamner Alain C. à 2 ans de prison avec sursis probatoire assortis d'une obligation de soins et d'une interdiction de contact avec la victime. Il lui est fait interdiction d'exercer la profession de médecin ainsi que toute activité en lien avec les mineurs. Son nom est désormais inscrit au fichier des auteurs d'infraction sexuelle.
* Prénom d'emprunt


