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Un détenu lance son plateau-repas rempli d’urine sur les agents pénitentiaires

Ecrit par Lucas Candessoussens – le dimanche 24 novembre 2024 à 08H48

Un homme est jugé en comparution immédiate ce vendredi pour des violences et avoir proféré des menaces à l’encontre d’agents pénitentiaires au Port. Récidiviste, il a de plus lancé un plateau-repas sur les agents, après avoir uriné dedans.

« Mi sa tué aou avant Noël » : pour le prévenu d’aujourd’hui, ces mots sont juste pour « rigoler ». Une blague qui a du mal à faire rire les magistrats présents ce vendredi 22 novembre au tribunal de Saint-Denis.

Surtout quand on sait que l’individu possède 25 mentions à son casier judiciaire, avec pas moins de 9 détentions à son actif. Des peines partagées entre Domenjod, le Port et Saint-Pierre. L’homme, une fois installé en quartier disciplinaire, a lancé son plateau-repas sur les agents… après avoir uriné dedans.

Récidive et surpopulation carcérale

À la barre, le prévenu évoque un ras-le-bol, accusant certains agents de le traiter de « violeur ». L’homme est effectivement derrière les barreaux pour des faits d’agressions sexuelles. Transféré de la prison de Saint-Pierre à celle du Port, il s’est fait connaître dans chaque centre pénitentiaire pour avoir causé de multiples troubles, agressant même l’un de ses codétenus.

L’avocat de la partie civile (deux agents pénitentiaires) parle de « faits inadmissibles », dans un contexte où les agents ont un travail « stressant, et une charge mentale conséquente ». Il balaie les allégations concernant l’adjectif « violeur » qu’aurait prononcé l’un de ses clients. La robe noire souligne que ce n’est pas la première fois que le prévenu fait parler de lui en détention. « Mi sa tué aou chef malbar » : pour l’avocat, les menaces sont bel et bien réelles, car après les avoir proférées, le prévenu les a écrites à destination des agents.

Une plaidoirie appuyée par les réquisitions du ministère public, qui souligne la violence de cette scène étalée sur plusieurs actes. La procureure évoque le parcours difficile du prévenu, autant en homme libre que sur le plan carcéral. Elle requiert à son encontre une peine de 12 mois d’emprisonnement.

La défense souligne l’inefficacité des suivis prononcés à l’encontre de son client lors de ses précédentes condamnations. De plus, elle évoque un traitement lourd prescrit à l’homme, des « neuroleptiques et anxiolytiques », couplé à la surpopulation carcérale, et les « railleries » des agents.

Au final, le prévenu est condamné à une peine d’1 an d’emprisonnement.

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