Un arsenal de culture de zamal découvert à cause d'une "forte odeur"

Tout part d'un signalement d'un voisin qui, excédé par la forte odeur de zamal, appelle la police municipale. À son arrivée, les forces de l'ordre découvrent un véritable arsenal de culture et une plantation d'une cinquantaine de pieds de cannabis. La liste est longue : balances de précision, petits sachets en plastique, drone, arme et 1950 euros en espèces.
Le jeune homme est interpellé puis placé en garde à vue. Il reconnait les faits mais ne s'explique pas sur les raisons de ce commerce qu'il s'apprête à lancer. En effet, il est agent de sécurité dans une collectivité et gagne bien sa vie. Il explique qu'il a commencé en février dernier. On lui a procuré le matériel qu'il a remboursé avec la première culture.
Inconnu de la justice, le prévenu montre au tribunal qu'il a pris conscience de la gravité de ses actes. Le parquet requiert une peine d'une année de prison dont 6 mois de sursis probatoire et demande un maintien en détention. La défense estime pour sa part que rien ne prouve que le drone et l'arme sont en lien avec un trafic de stupéfiants. La robe moire plaide pour qu'il ne soit pas maintenu en détention. Le tribunal, estimant que les faits sont particulièrement graves malgré l'absence d'antécédents judiciaires, retient l'offre, la cession et la rétention de stupéfiants. La présidente prononce une peine de 2 ans de prison dont 1 an de sursis avec maintien en détention.


