Trois audits et la préparation du nouveau SCOT à venir à la Cirest

Trois audits vont être lancés plus exactement par la Cirest. Le premier portera sur la situation financière de l’intercommunalité entre 2008 et 2019. Le but de ce passage en revue: établir une projection du budget de la Cirest au 31 décembre prochain en tenant compte de l’impact financier prévisible de la crise covid. Deuxième objectif: réaliser une prospective financière sur la période 2020-2026 afin de mettre en exergue les projets d’investissements déjà engagés et leur financement, les évolutions des principales charges et des principaux produits, mais aussi pour avoir un aperçu des marges de manoeuvre réelles dont dispose la Cirest et sa capacité financière à porter de nouveaux projets.
L’annonce de cet audit a quelque peu surpris Jean-Marie Virapoullé, vice-président sous la dernière mandature, qui rappelle que la dernière équipe aux commandes de la Cirest et présidée par Jean-Paul Virapoullé, a laissé un excédent de 10 millions d’euros dans les caisses de la micro-région est. "Pas mal de communes de l’Est auraient aimé un tel excédent" a déclaré JMV, qui prend acte "de la situation financière saine" de la Cirest.
Patrice Selly a réagi à la boutade de l’ancien président de la Cirest (entre 2005 et 2008), assurant que cet audit a été lancé sans arrière pensée . "Et je confirme que Saint-Benoit aurait aimé avoir un tel excédent" a-t-il ajouté, [faisant écho à la situation financière calamiteuse de sa commune]urlblank:https://www.zinfos974.com/St-Benoit-Pas-de-miracle-le-prefet-saisit-la-CRC-sur-les-comptes-de-la-commune_a158562.html .
Deux autres audits seront également réalisés par la communauté d’agglomération: un concernant l’Office intercommunal Est (OTI Est) et la dernier sur la situation de la SEM Estival.
Au cours de cette séance, les discussions ont longuement porté sur la relance du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la Cirest. Cette dernière est à l’heure actuelle la dernière EPCI de l’île à ne pas disposer de SCOT, de par sa caducité.
Le SCOT est pour rappel destiné à servir de cadre de référence pour les différentes politiques sectorielles, notamment celles tournées autour des questions d’organisation de l’espace et d’urbanisme, de l’environnement, de développement économique ou encore d’aménagement commercial. Le 15 décembre 2010, la Cirest avait engagé la procédure de révision du SCOT Est de 2004. Le projet avait été arrêté le 18 février 2016 par délibération et transmis pour avis à l’Etat. Mais l’autorité environnementale avait émis un avis défavorable, enjoignant la collectivité à rendre le document plus abouti et le rendre compatible au Schéma d’aménagement régional (SAR) de 2011. De ce fait, le SCOT de 2004 restait toujours en vigueur. Mais après avoir été sollicitée par le préfet de l’époque, la Cirest avait décidé d’abroger la délibération du SCOT du 15 décembre 2010, rendant ainsi caduc le SCOT de 2004. Une décision qui avait laissé le champ libre aux communes de se référer au SAR de 2011, leur permettant d’élaborer leur PLU (Plans locaux d’urbanisme) sans contrainte juridique.
Sur les six communes membres de la Cirest, seules quatre disposent aujourd’hui d’un PLU approuvé exécutoire: Bras-Panon, Saint-André, Saint-Benoit et Sainte-Rose. Ceux des deux autres communes (La Plaine des Palmistes et Salazie) sont en cours de révision.
Pour approuver un nouveau SCOT, la Cirest doit au préalable valider un projet de territoire. Patrice Selly a pour ambition de sortir ce nouveau SCOT Est avant 2022.


