Trafic de “dou” à Saint-Louis : un bien immobilier à 200.000 euros confisqué par la justice

Un couple impliqué dans un trafic de drogue de synthèse particulièrement addictive a été condamné par le tribunal correctionnel. Outre des peines de prison, la justice a ordonné la confiscation de l’ensemble des avoirs liés au trafic, dont une maison estimée à 200.000 euros.
Les gendarmes ont voulu frapper fort contre le trafic de “dou”, cette drogue de synthèse qui continue de faire des ravages à La Réunion. À Saint-Louis, un couple soupçonné d’alimenter un réseau local de revente a été condamné le 22 mai dernier par le tribunal correctionnel, à l’issue d’une enquête menée par les militaires du PSIG Sabre de Saint-Pierre.
L’affaire débute le 3 avril 2026. À la suite de plusieurs constatations réalisées sur le terrain, une enquête de flagrance est ouverte. Rapidement, les investigations permettent aux enquêteurs d’identifier un couple impliqué dans la revente de “dou”, un produit particulièrement redouté pour ses effets destructeurs et son fort potentiel addictif.
Entre 150 et 200 euros le gramme
Selon les éléments communiqués par la gendarmerie, cette drogue de synthèse était écoulée entre 150 et 200 euros le gramme. Un trafic lucratif qui nourrit des réseaux locaux et inquiète fortement les autorités sanitaires comme judiciaires.
Interpellés puis placés en garde à vue, les deux suspects ont ensuite été présentés au magistrat de permanence avant d’être jugés quelques semaines plus tard. Le tribunal correctionnel a prononcé des peines jugées sévères par les enquêteurs.
L’un des mis en cause a écopé de trois ans d’emprisonnement, dont une partie ferme avec maintien en détention. La seconde personne poursuivie a été condamnée à 18 mois de prison avec sursis.
Mais au-delà des peines d’emprisonnement, la justice a surtout décidé de s’attaquer directement au patrimoine issu du trafic. L’ensemble des avoirs liés à l’infraction a été confisqué, tout comme un bien immobilier estimé à 200.000 euros.


