Tirs de mortier sur la BAC au Port : une femme et deux mineurs en garde à vue

L’enquête sur les tirs de mortiers ayant blessé lundi soir un fonctionnaire de la BAC du Port a permis d’interpeller trois suspects.
L’enquête sur les violences avec arme contre des fonctionnaires de la BAC du Port progresse à grand pas. Dès le soir des faits, un mineur avait été interpellé sur les lieux, dans le secteur de Ti Karé à Rivière-des-Galets.
Un mineur impliqué dans la mort de Kenya
Et dans la journée de mardi, ce sont deux autres suspects qui ont été interpellés : une femme et un autre mineur. L’un des garçons mis en cause est déjà connu de la justice. Il a été impliqué en 2023 dans les jets de galets sur la RN1 ayant causé en la mort de Kenya, une jeune mère de famille qui circulait en voiture, indique une source policière confirmant les informations d’Antenne Réunion.
L'installation de caméras comme détonateur
Placés en garde à vue, les trois suspects doivent s’expliquer sur leur participation à l’attroupement qui s’est formé ce soir-là. Selon nos informations, les jeunes Portois auraient agi en rébellion à l’installation de caméras dans ce secteur, connu pour avoir abrité jusqu'en septembre dernier et son démantèlement par la police l’un des points de deal les plus florissants du département.
Un policier blessé à la tête
Ces tirs de mortier en direction des policiers de la BAC du Port ont blessé un fonctionnaire, touché au niveau de la tempe. Souffrant de maux de tête et de contusions, il devait être suivi par un médecin avant de fixer son interruption totale de travail.
D’importants moyens avaient alors été déployés en renfort pour sécuriser le secteur, mobilisant la BAC-T et la compagnie départementale d’intervention aux côtés des policiers portois. L’enquête du service local de police judiciaire se poursuit, alors que d’autres interpellations ne sont pas à exclure dans cette affaire.
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