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Mort de Kenya, tuée par un jet de galet : les principaux auteurs condamnés à la même peine qu'en première instance

Ecrit par I.S – le jeudi 13 février 2025 à 18H05
Le 30 septembre 2023, la jeune femme de 25 ans était grièvement blessée par un jet d'un galet avant de succomber à ses blessures (DR)

Fin septembre 2023, Kenya, 25 ans, perdait la vie dans des conditions tragiques et révoltantes. Passagère d'un véhicule qui se rendait dans l'Ouest du département, elle avait été grièvement blessée suite à un jet de galets lancés par deux adolescents au-dessus de la quatre voies au Port. Depuis ce matin, quatre mineurs sont rejugés devant la cour d'appel statuant en matière criminelle. Deux d'entre eux sont poursuivis pour avoir donné la mort sans intention de la donner, les deux autres pour ne pas les en avoir empêchés.

Ils ont souhaité être jugés à nouveau, les peines infligées leur ayant semblé trop lourdes. Les quatre mineurs soupçonnés d’avoir jeté des galets et un caddie du pont de la RN1, provoquant plusieurs accidents et la mort de Kenya, touchée en plein visage, sont donc rejugés à partir d'aujourd'hui et jusqu'à demain devant la chambre des mineurs de la cour d'appel de Saint-Denis, statuant en matière criminelle.

Des peines trop lourdes

On se souvient que le 21 novembre 2024, deux d'entre eux avaient été condamnés à 9 ans de réclusion criminelle (10 ans encourus avec l'excuse de minorité) alors que les deux autres écopaient de 18 mois de prison, assortis d'un sursis probatoire de 3 ans. Deux d’entre eux, âgés de 14 ans et 15 ans au moment des faits, sont accusés d’avoir, en réunion, commis des violences ayant entrainé sa mort sans intention de la donner.

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Dans cette qualification, les auteurs sont soupçonnés d’avoir eu intention de blesser la victime en usant de violences volontaires, ici en jetant des pierres du pont situé au-dessus du carrefour giratoire du Sacré Cœur au Port, sans toutefois être animés d’une intention d’homicide.

Huit autres personnes victimes de ce caillassage

Huit autres personnes, six hommes et deux femmes, ont été victimes de ce caillassage. Pour la plupart, les dégâts provoqués par l’accident ont été matériels, sans oublier bien sûr le choc traumatique. Une automobiliste a été blessée au bras par une des pierres.

Cinq plaintes avaient été déposées dans les jours précédant ce terrible drame pour des faits similaires commis au même endroit, ou à proximité, par au moins deux des intéressés.

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Ce 30 septembre 2023, de retour de la plage de Boucan, les auteurs présumés avaient commencé leur périple à la gare routière du Port où ils avaient projeté des pierres sur la vitre de protection du guichet. Ils s’étaient rendus ensuite au bâtiment Carambole appartenant à la Clinique des Flamboyants où l’un d’entre eux avait jeté un marteau volé sur la porte vitrée.

Muni d’un caddie de supermarché qui contenait des roches et des bouteilles en verre ramassées au bord de la route, le quatuor avait ensuite cheminé par une allée piétonne verte jusqu’à l’échangeur du Sacré Cœur. Le groupe s’était alors divisé. Deux des adolescents étaient restés en retrait alors que les deux autres passaient à l’acte.

Celui qui aurait jeté le galet mortel jugé "instable"

Les quatre mis en cause sont unanimement décrits par leur entourage proche, et notamment scolaire, comme des adolescents peu investis dans leur scolarité avec des problèmes de comportement. Celui qui aurait jeté le galet blessant mortellement Kenya était suivi médicalement pour instabilité mentale « mais ne prenait pas ses médicaments », selon le résultat des investigations qui pointe également le désintérêt des parents.

Deux des mineurs poursuivis pour coups mortels sont en détention provisoire. Les deux autres, âgés de 15 ans, sont sous contrôle judiciaire et font l’objet d’une mesure éducative judiciaire provisoire. Le verdict est tombé jeudi 6 mars. Les principaux auteurs écopent de 9 ans de prison, la même peine qu'en première instance.

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