Tereos : la CGPER demande une réunion et interpelle l'Etat

Dans un courrier adressé au Premier ministre, à la ministre de l’Agriculture et à la ministre des Outre-mer, et transmis également aux collectivités locales, la CGPER demande une intervention de l’État pour garantir "transparence" et "concertation" dans le processus d’évolution du capital des activités sucrières à La Réunion.
Dans un courrier, la Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion (CGPER) interpelle le gouvernement sur le dossier Tereos. Le syndicat agricole appelle à une « approche transparente, concertée et responsable » dans les discussions en cours relatives à l’évolution du capital des activités sucrières de l’île .
Le courrier a également été transmis à plusieurs acteurs institutionnels locaux, dont la Région Réunion, le Département et la préfecture, élargissant ainsi le cadre de sa saisine .
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Une absence de "visibilité" dénoncée
La CGPER souligne que, malgré plusieurs sollicitations, les planteurs réunionnais ne disposent à ce stade d’« aucune visibilité sur le processus en cours, ni sur les scénarios envisagés » .
Cette situation suscite, selon elle, « de fortes interrogations quant aux conditions dans lesquelles pourrait intervenir une éventuelle cession » .
Le syndicat rappelle par ailleurs que la filière canne-sucre-énergie-rhum constitue un pilier essentiel de l’économie réunionnaise, représentant des milliers d’emplois et un enjeu structurant pour l’aménagement du territoire .
Une "offre de reprise" en construction
Dans ce courrier, adressé à Matignon ainsi qu’aux ministères de l’Agriculture et des Outre-mer, la CGPER précise que les planteurs ne s’opposent pas à une évolution du capital, mais souhaitent être « pleinement associés à une décision qui engage directement leur avenir » .
Elle indique également avoir engagé un travail de structuration d’une solution de reprise associant planteurs, investisseurs locaux et partenaires financiers, « dans une logique de stabilité sociale, d’ancrage territorial et de pérennité économique » .
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Trois demandes adressées à l’État
Dans ce contexte, la CGPER formule plusieurs demandes précises. Elle sollicite :
- « l’organisation rapide d’une réunion de concertation sous l’égide de l’État » ;
- « la garantie d’une information transparente sur le processus en cours » ;
- « l’intégration des représentants des planteurs dans les réflexions relatives à l’avenir de la filière » .
Le syndicat met également en garde contre une évolution capitalistique qui ne prendrait pas en compte les acteurs locaux, estimant qu’elle pourrait « générer des incompréhensions et fragiliser l’équilibre de la filière » .
Une démarche présentée comme "constructive"
En conclusion, la CGPER affirme que les planteurs réunionnais restent engagés dans une démarche « constructive et responsable », visant à « sécuriser l’avenir de la filière dans l’intérêt du territoire » .


