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Tentative de meurtre: Elle lui assène des coups de marteau à la tête la veille de la Saint-Valentin

Le 11 février dernier, Isabelle B. assenait plusieurs coups de marteau sur la tête de son compagnon avant de lui verser de l’eau bouillante sur le visage. "Un trop plein", selon elle, dans cette relation toxique. La justice devait à nouveau trancher sur sa liberté en attendant son procès pour tentative de meurtre.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 1 septembre 2020 à 17H14

Malgré le fait que ce soit une femme, le parquet ne veut pas la voir sortir de prison. Alors qu’elle a été mise en liberté une première fois, le Ministère public a demandé à ce qu’elle soit à nouveau enfermée. Après tout, elle est mise en examen pour tentative de meurtre sur son compagnon. 
 
"Il a dû le mériter", se dit-on parfois, au vu du nombre important de cas de violences conjugales où c’est l’homme l’auteur. Si dans cette affaire-ci, monsieur n’est pas irréprochable, les actes de madame ne constituent néanmoins pas de la légitime défense. 
 
Les faits remontent au 11 février dernier, à trois jours de la Saint-Valentin. Isabelle B., 49 ans, est chez la victime à Saint-Denis et a organisé un weekend en amoureux avec son petit copain. Mais ce dernier envoyait des textos à une autre afin de passer le weekend plutôt avec elle. Sans surprise, une dispute éclate. Elle lui donne une gifle, il lui en rend deux. Les choses se calment ensuite ; monsieur s’allonge sur son lit. Isabelle B. s’empare alors d’un marteau et lui assène deux coups à la tête. Alors qu’il est assommé et commence à râler, elle décide de lui verser de l’eau bouillante sur le visage. À l’hôpital, il ne donne pas son nom, de peur d’être identifié. Il est opéré de l’oreille, soigné dans le service des grands brûlés et subit des séances de rééducation fonctionnelle. 
 
Selon elle, les deux gifles ont suivi de coups qui ont duré environ 30 minutes. Elle aurait tenté à plusieurs reprises sans succès de se rendre à sa voiture pour rentrer chez elle à Saint-André mais il l’aurait ramenée dans la maison. "Une forme de séquestration, argue son avocat, elle devait l’assommer pour pouvoir partir". Devant les magistrats ce mardi, Isabelle B. affirme : "Ça faisait longtemps que je subissais". 
 
Pour l’avocat général, cette mère de sept enfants "professionnellement intégrée" n’est pourtant pas le "prototype de la victime de violences conjugales". "C’est elle qui se rendait régulièrement chez lui depuis Saint-André malgré une relation toxique". 

La justice a confirmé sa mise en liberté. Elle sera placée sous contrôle judiciaire en attendant son procès. 

 

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