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La CINOR engage le projet du téléphérique avec un marché global pour relier La Vigie à Bellepierre

Ecrit par S.I. – le vendredi 13 décembre 2024 à 15H32

La CINOR a donné le coup d'envoi du marché global pour la construction de la seconde ligne de téléphérique à Saint-Denis, un projet stratégique visant à désengorger les routes et à renforcer l’accessibilité entre La Vigie et Bellepierre.

La maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, a exprimé sa satisfaction quant au lancement imminent d'un marché global de performance pour la construction de la seconde ligne de téléphérique. Ce projet vise à relier le quartier de La Vigie à Bellepierre, dans le cadre du Schéma directeur des transports par câble. 

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Une continuité du projet de Bois de Nèfles

Ce deuxième téléphérique s'inscrit dans la continuité du succès de la ligne reliant Bois de Nèfles au Chaudron, qui a déjà transporté plus de quatre millions de voyageurs. Ce projet vise à desservir d'autres secteurs de la ville, notamment la Montagne, avec trois étapes prévues : La Vigie, Ruisseau-Blanc, et Saint-Bernard. "On va vers les gens, vers La Montagne où il y a une forte densité de population", précise Ericka Bareigts. Ce téléphérique permettra également de renforcer l'attractivité du territoire en desservant des zones résidentielles et des pôles d'habitation importants.

"Je suis très heureuse parce que c'est un projet qui nous tient à cœur. Et je pense aussi aux Dionysiens, ce projet leur tient à cœur comme les Réunionnais qui rentrent dans Saint-Denis. Quand les gens laissent leur voiture, ça a un effet direct sur les embouteillages. À Saint-Denis, 100.000 voitures entrent chaque jour. Moins de voitures sur les routes, c'est bon pour tout le monde, pour le climat, et cela réduit le stress", a-t-elle ajouté.

Le projet BAOBAB : un axe central pour la mobilité

Au-delà du téléphérique, Ericka Bareigts a insisté sur l'importance du projet BAOBAB, un plan de transport en commun structurant pour Saint-Denis et ses environs. "Le projet BAOBAB ce n'est pas juste le TCSP de Saint-Denis, il s'étend de Saint-Suzanne à l'ouest, jusqu'à la caserne Lambert", a-t-elle expliqué. 

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Cette initiative vise à connecter différents modes de transport, y compris les bus Car Jaune et CITALIS, pour offrir une solution de mobilité complète. "Tout est lié", souligne l'édile dionysienne, "avec le téléphérique de Bois-de-Nèfles, déjà connecté au TCSP du Chaudron, nous créons un véritable pôle d'échanges multimodal pour améliorer les déplacements des usagers".

Un appel à l'accélération des projets d'infrastructure

Toutefois, la maire de Saint-Denis a également souligné la nécessité de renforcer les infrastructures routières, notamment le contournement de la ville. "Je regrette que Saint-Denis soit l'une des seules villes de l'île à ne pas avoir de contournante", a-t-elle indiqué. "Le Boulevard Sud coupe les Camélias et la Source en deux. Sur le Barachois, on nous prive de notre océan. J'espère que dans les mois qui viennent, la ville de Saint-Denis sera traitée comme n'importe quelle ville. Il est essentiel d'avancer sur ces projets pour améliorer la qualité de vie des Dionysiens, mais pas que, celui également des Réunionnais, nombreux à travailler à Saint-Denis", a-t-elle insisté.  

Pour Ericka Bareigts, la mise en place d'une route contournant le chef-lieu, "comme à Saint-Pierre, Saint-Paul, Sainte-Marie, Sainte-Suzanne ou encore Saint-Joseph", permettrait de libérer des espaces urbains, comme le Barachois, pour les transformer en zones de loisirs ou d'habitat. "C'est pour ça qu'il y a eu le projet NEO, un projet validé lors d'un débat citoyen où il y a eu une consultation", a-t-elle rappelé. Un projet pour l'heure temporisé par la collectivité régionale, au grand dam de la maire de Saint-Denis mais aussi du Conseil de la culture, de l'éducation et de l'environnement (CCCE). Une temporisation qui constitue un très mauvais signal envoyé à la population "et plus globalement aux démarches de démocratie participative", avait regretté l'instance consultative dans ses avis rendus en juin dernier. 

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Ericka Bareigts a conclu en appelant à une action collective pour désengorger la ville : "C'est un travail de longue haleine, mais si tout le monde s'y met, on y arrivera. Nous, à la CINOR, sommes là pour poser les idées, travailler ensemble et avancer dans la bonne direction".

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