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Ste-Marie : Le directeur du CCAS agresse une élue de 70 ans

Le directeur du CCAS de Sainte-Maire enchaîne décidément les faux pas. Dans un article du 26 juin, nous vous annoncions sa mutation suite à ses relations exécrables avec les membres du conseil d’administration du CCAS et aux primes excessivement élevées qu’il s’était octroyé, à lui et à sa garde rapprochée comprenant notamment sa secrétaire particulière. Pour une raison que nous ignorons, alors que la nouvelle de son déplacement avait été annoncée au personnel du CCAS et aux élus du CCAS, le maire Richard Nirlo a changé d’avis dans la nuit et maintenu le directeur à son poste. Cette décision du maire est d’autant plus surprenante qu’au moment où il a pris sa décision de maintenir Jimmy M’Doihoma, Richard Nirlo était au courant d’une agression du directeur du CCAS sur une élue de Sainte-Marie, par ailleurs membre du conseil d’administration du CCAS. Agression verbale devant témoin assortie de menaces ayant entrainé un arrêt maladie de 30 jours !
Ecrit par Pierrot Dupuy – le jeudi 1 août 2019 à 17H29

"Attention à vous, vous aurez à faire à moi !", "ça va mal aller pour vous, je vous préviens !". C’est en hurlant ces propos menaçants que Jimmy M’Doihoma s’en est pris à une élue, âgé de 70 ans, à la sortie d’un conseil d’administration du CCAS en avril dernier.
 
Sa victime en tremble encore : "Il m’a coincée dans le couloir et m’a hurlé dessus sans que je m’y attende. Je me sens bafouée dans mon rôle d’administratrice du CCAS et d’élue choisie par le peuple".
 
À l’origine de cette agression, des remarques faites par l’administratrice, qui s’oppose fermement à la création d’une douzaine d’emplois supplémentaires alors que la dette du CCAS s’élève déjà à plus d’un million d’euros. Emplois comme par hasard réservés à d’anciens collègues de Jimmy M’Doihoma au Département et qui, encore un hasard, sont ceux à qui il envisage d’attribuer des primes allant de 2.400 à 26.400 euros annuels. Les 26.400 euros, c’est pour lui, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Et 11.970 euros au passage pour Marie-Pierre Lauret, une jeune femme, charmante au demeurant, à qui il a fait bénéficier d’une énorme promotion de chef de pôle.
 
"Il n’accepte aucune forme de remarque ou suggestion de la part des administrateurs du CCAS. Dès que je m’exprime sur un sujet, il considère mes paroles comme un manque de respect, comme une insulte, alors que c’est mon travail", nous confie l’élue encore traumatisée, plusieurs mois après.
 
Elle regrette d’autant plus qu’il soit sourd aux remarques des élus qui sont en poste depuis plus longtemps que Jimmy M’Doihoma, en fonction depuis seulement 8 mois.
 
L’élue communale est depuis en arrêt-maladie pour anxiété sévère. En plus d’une main courante déposée à la gendarmerie, elle a adressé une lettre recommandée au maire de Sainte-Marie pour dénoncer l’attitude agressive de Jimmy M’Doihoma. Le courrier est resté sans réponse à ce jour.
 
Devant cette absence de réaction, elle envisage maintenant de porter plainte auprès du procureur de la République.
 
Richard Nirlo pourra difficilement encore maintenir Jimmy M’Doihoma à son poste après que ces faits aient été révélés. Ou alors il faudra qu’il explique aux Sainte-Mariens, au personnel du CCAS et à ses élus les raisons pour lesquelles il protège avec une telle constance un tel personnage…

 

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