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St-Pierre : Le rappeur Moha La Squale jugé pour menaces avec arme

Ecrit par zinfos974 – le mardi 10 septembre 2019 à 10H40

Le rappeur Moha La Squale avait quelque peu perdu de son charme après son spectacle aux Francofolies en mars dernier, avec sa prestation dans un hôtel à Saint-Pierre. "Je vais vous tuer, je vais vous buter"... Des menaces de mort prononcées lors de la soirée du 12 mars, alors que le Battant des Lames accueille les artistes des Francofolies. Moha La Squale "s'amuse" depuis trois jours dans l'hôtel comme d'autres artistes, selon lui, mais personne n'ose rien dire.
 
Il est environ 19h30 lorsqu’un couple règle ses consommations au bar. Le jeune artiste aborde la femme et l’homme s’interpose donc. Le ton monte et le rappeur aurait alors menacé de revenir avec des amis pour se battre. Calmé un instant par ses gardes du corps, il revient en effet, seul, mais armé d’un couteau, menaçant l’homme.
 
Moha La Squale, alias Mohamed Bellahmed avait déjà importuné d’autres clients de l’hôtel et n’aurait pas été "dans son état normal" , selon eux. 
 
Entendue au commissariat le lendemain, la star française a ensuite été convoquée au tribunal correctionnel. Il était présent à son procès ce mardi. 

Ce mardi, l'artiste a reconnu avoir bu 4 ou 5 mojitos et fumé du zamal pur. "Je ne connaissais pas", lâche-t-il. Il reconnaît également avoir proféré des propos injurieux, mais pas de menaces, tout en avouant ne pas se souvenir. "D'habitude, je ne bois pas autant", indique-t-il. Les images de vidéosurveillance sont accablantes, une "vidéo pas très glorieuse" dans laquelle "il ressort clairement que la victime est très calme et lui, hystérique", souligne la procureure.

"Moi j'ai été poussé, mais je ne porte pas plainte", s'est défendu Moha La Squale. Face au tribunal, Mohamed Bellahmed, d'abord posé et calme, devient plus véhément quand il déclare que les victimes veulent lui prendre de l'argent. "Moi j'ai mangé du pain dur pour en arriver là... j'ai dû voler...je suis allé deux fois en prison", argumente-t-il, possédant déjà plusieurs mentions à son casier, notamment pour trafic, vol, extorsion... Des méfaits commis alors qu'il était encore mineur. 

Les deux victimes réclament de leur côté 2000 euros de dommages et intérêts chacun. 

Une peine d'amende a été requise en milieu de matinée : 150 jours-amendes à 40 euros soit 6000 euros. Le parquet a mis en avant une "affaire avec pression médiatique" en indiquant ne pas vouloir "donner plus d'importance à ce dossier". 

Me Norman Ormarjee, avocat de l'artiste, a plaidé la relaxe, avançant que la notoriété de son client joué en sa défaveur. "Ne jugez pas ses codes, ne jugez pas les mojitos, ne jugez pas le chichon", a-t-il commenté.

Le délibéré sera rendu le 24 septembre.

Prisca Bigot sur place

 

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