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St-Joseph : 6 mois de sursis pour avoir décoché un coup de poing à un lycéen

Tahjdi S. fait partie de ces jeunes adultes qui fréquentent les abords des lycées mais sans y être inscrits. Jeudi, il a été condamné pour avoir frappé un élève du lycée agricole et s'être rebellé face à un gendarme devant le lycée Paul Langevin.
Ecrit par Prisca Bigot – le vendredi 2 juin 2023 à 10H42

"Pourquoi vous êtes là alors que ça ne vous concerne pas ? Vous n'êtes pas scolarisé ici ? " Par regrets, nostalgie, pour se montrer... Tahjdi S. a bien du mal à répondre à la question de la présidente. 

Le 26 septembre dernier, la tension monte devant le lycée agricole. Une quinzaine de personnes attendent la victime à la sortie des cours. La raison de cette agitation parait floue et surtout futile. La victime aurait échangé son Instagram avec une jeune fille - apparemment déjà en couple avec un ami du prévenu - plus tôt dans la journée. Tahjdi S. dit que la victime "parlait mal sur les gars de Saint-Joseph" et finalement décoche un coup de poing dans la mâchoire qui met le lycéen KO quelques minutes. 

"C'est lui, il m'a provoqué. Y'avait beaucoup de filles autour, il m'a poussé, il a dit que je puais...", explique Tahjdi S. à la barre. 

Quelques jours plus tard, Tahjdi S. est cette fois-ci devant le lycée Paul Langevin. Alors que les gendarmes, alertés par l'établissement scolaire pour deux individus suspects qui rodent à proximité, interrogent les témoins, Tahjdi S. s'interpose et joue les gros bras. Il fait tomber les lunettes du gendarme qui tente de l'interpeller. "Il m'a mal parlé", assure encore une fois le jeune homme immature. 

"Pourquoi vous ne partez pas", lui propose comme comportement à ce genre de situation la présidente du tribunal. "Je ne frappe jamais le premier et je ne pars pas parce que je n'ai pas peur..."

L'école est un espace sécurisé et les violences aux abords d'établissements scolaires sont des circonstances aggravantes, le réprimande la représentante de la société. 

Six mois de prison avec sursis sont prononcés à l'encontre du prévenu au casier vierge jusqu'à présent. Le tribunal l'a également condamné à l'interdiction de porter une arme durant 2 ans et à effectuer un stage de citoyenneté sous peine de 3 mois encourus. Le procès pour les intérêts civils du lycéen a été renvoyé. Le jeune homme devra verser 400 euros pour le préjudice physique et moral du gendarme.

 

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