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Soupçons de malversations : L'autorisation de la Croix Marine de La Réunion suspendue par le préfet

Face au signalement de la Direction de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DEETS) et aux faits dénoncés par la présidente démissionnaire, le préfet a décidé de suspendre l'autorisation de l'association qui a en charge des majeurs placés sous tutelle ou curatelle par la justice.
Ecrit par N.P. – le mardi 28 mai 2024 à 11H37
Image Pixabay

La liste des griefs reprochés est importante mais surtout susceptible de relever de poursuites devant la justice. L'association La Croix Marine de La Réunion, déjà dans la tourmente en 2014, renoue avec des pratiques répréhensibles.

La présidente démissionnaire de l'association a sonné l'alerte en février dernier, dénonçant des faits de vol au préjudice de personnes âgées mais aussi d'escroquerie en bande organisée. Une enquête de la DEETS a également débouché sur un signalement auprès du Parquet de Saint-Denis. S'en est suivi rapidement la démission des membres du conseil d'administration.

Dans ce contexte qui ne “garantit pas une prise en charge et un accompagnement individualisé de qualité“ des majeurs protégés dans l'association a la charge, le préfet a décidé de suspendre l'autorisation de la Croix Marine de la Réunion pour une durée de 6 mois du service délégué à la protection des majeurs et du service aux prestations familiales de l'association La Croix Marine.

Dans son arrêté pris ce lundi 27 mai, le représentant de l'État pointe des “dysfonctionnements majeurs et des faits susceptibles de revêtir la qualification pénale d'escroquerie, abus de confiance, de détournement de fonds au préjudice de majeurs protégés”. Ces irrégularités ont ainsi été rendues “possibles par les insuffisances dans l'organisation administrative et comptable et les difficultés en raison de l'absence gouvernance”, indique-t-il.

Aux tensions entre la direction et la gouvernance relevées par ailleurs par le Journal de l'île en février et mai dernier, il faut ajouter une opacité sur les comptes d'une association qui gère les prestations des majeurs protégés et qui bénéficie aussi d'importantes subventions pour fonctionner.

Une absence actuelle de gouvernance qui “ne permet pas de travailler sur les procédures de prévention et d'alerte” et tandis que directeur travaille “sans surveillance” est également pointée par les services de la préfecture.

 

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