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Sommes-nous oubliés ?

Que font les élus de la Réunion des jeunes diplômés ?
Ecrit par zinfos974 – le samedi 6 août 2011 à 17H24

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Voici maintenant huit mois que Madame Dindar lançait son projet d'ouvrir vingt postes d'attachés territoriaux pour les jeunes diplômés. Pour rappel, les candidats pouvaient postuler sur le site du Conseil général entre le mois de décembre 2010 et janvier 2011. Une réunion d'information avait eu lieu en mai et la prise de poste des chanceux retenus devait être effective en juillet. À l'heure où j'écris ces lignes toujours rien à l'horizon.

Revenons sur les critères de sélection. Exit les lauréats du concours d'attaché territorial, ceux-ci n'intéressent pas le Conseil général : seuls les diplômés au rang maîtrise (bac + 4), âgés d'au plus 27 ans, résidant à la Réunion et chômeurs ou précaires pouvaient prétendre au précieux contrat d'un an généreusement proposé par Madame Dindar.

Cette dernière, avec une conception peu hardie de la politique a décidé, à la suite d'une légère grogne de quelques candidats non diplômés ou dépassant la limite d'âge, de supprimer tous les critères de sélection. Les 678 postulants (dont 471 au moins titulaires d'une maîtrise) ont donc tous été convoqués pour un entretien d'embauche. Les questions posées durant cet entretien étaient dignes de celles de Jacques Martin dans « l' École des fans » : des questions bateaux ne permettant pas une réelle sélection.

Puisque vos services sont dans l'impossibilité de me donner une réponse par téléphone ou de répondre à mes courriels, je me permets de vous poser la question publiquement : Mme Dindar quand est-ce que les candidats retenus seront informés ? Quand aura lieu la prise de poste ? Nous avons besoin d'une réponse rapide afin de chercher ailleurs (métropole ou étranger) de plus verts pâturages.

De manière plus générale, cette bataille pour ces postes d'attachés est symptomatique de la politique de l'autruche des élus réunionnais à l'égard des jeunes diplômés. Nous sommes en effet oubliés par nos élus qui ne parlent que de la tranche de la population réunionnaise sans formations et/ou sans diplômes. Pourtant nous sommes nombreux à avoir obtenu des licences, des masters et cumulé des stages à la Réunion, en métropole ou à l'étranger. Nous subissons malgré tout durement le chômage et la précarité.

Hommes et femmes politiques réunionnais, vous ne pourrez pas acheter notre silence avec le RSA et autres minimas sociaux. Nous n'en voulons pas. Vous ne pourrez pas nous proposer comme seule alternative au chômage à la Réunion l'expatriation. Nous voulons un travail décent, chez nous.

Un jeune réunionnais, diplômé et au chômage

 

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