Sécheresse et cyclone Belal : la CGPER interpelle le gouvernement sur les indemnisations agricoles

La CGPER monte au créneau face à l’exclusion de Saint-Pierre et Saint-Leu du dispositif d’indemnisation des pertes agricoles liées à la sécheresse.
La Réunion a subi en 2024 une double crise climatique, entre le passage du cyclone Belal en janvier et une sécheresse intense s’étendant de juillet 2024 à janvier 2025. Ces événements ont causé d’importants dégâts sur l’ensemble du territoire, affectant lourdement les agriculteurs. Jean-Michel Moutama, président de la CGPER, dénonce aujourd’hui une décision du ministère des Outre-Mer qui exclut deux communes du dispositif d’indemnisation et réclame une révision de cette mesure.
Une sécheresse dévastatrice pour l’agriculture réunionnaise
Le Comité départemental d’expertise des calamités agricoles (CDE), réuni le 13 mars dernier, a unanimement reconnu l’état de calamité agricole sur les 24 communes de l’île. Le rapport de la préfecture a alors recommandé au ministère des Outre-Mer de mobiliser le fonds de secours pour indemniser les pertes agricoles dues à la sécheresse.
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Les chiffres témoignent de l’ampleur des dégâts. La production de canne à sucre a chuté de 1,4 million de tonnes à 1,1 million de tonnes, tandis que les filières de fruits, légumes et les prairies des Hauts ont été durement impactées.
Saint-Pierre et Saint-Leu exclues du dispositif
Malgré cette reconnaissance officielle des pertes, le ministère des Outre-Mer a décidé, le 25 mars, d’exclure les communes de Saint-Pierre et Saint-Leu du dispositif d’indemnisation. Une décision confirmée par l’arrêté préfectoral du 28 mars, mais dont la CGPER peine à comprendre les motivations.
"Nous vous demandons, Monsieur le Ministre, de bien vouloir nous apporter une réponse argumentée sur cette exclusion, car nous vous certifions que la sécheresse a bien touché ces deux communes avec un impact important sur la production agricole", insiste Jean-Michel Moutama dans son courrier.
Selon lui, les dégâts dans ces communes ont été constatés sur le terrain par les services de la préfecture, en présence de la chambre d’agriculture et de plusieurs professionnels du secteur.
Des indemnisations en attente depuis le cyclone Belal
Le président de la CGPER profite également de cette interpellation pour rappeler que les producteurs de canne à sucre attendent toujours les indemnisations promises après le passage du cyclone Belal en janvier 2024.
Face à ces enjeux, le syndicat demande au ministère de revoir sa position et de réintégrer Saint-Pierre et Saint-Leu dans le périmètre de l’arrêté préfectoral. Jean-Michel Moutama espère obtenir des clarifications lors de la venue du ministre des Outre-Mer à La Réunion la semaine prochaine.


