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Sécheresse à Salazie : le candidat Jimmy Armand accuse la mairie d’un manque d’anticipation

Ecrit par Gaetan Dumuids – le mardi 18 novembre 2025 à 10H50

Le candidat aux municipales de 2026 à Salazie, Jimmy Armand, critique vivement la gestion de la sécheresse par la municipalité et la CIREST. Il fustige une réponse « électoraliste », l’absence d’avancées sur les captages depuis 2020 et une eau « non potable mais facturée au prix fort », réclamant des mesures immédiates pour les familles.

Alors que Salazie vient d'être placé en vigilance sécheresse par arrêté préfectoral, la gestion de l'eau devient un sujet brûlant dans la campagne municipale. Jimmy Armand, candidat déclaré pour les élections municipales de 2026, accuse la municipalité et la CIREST d’avoir laissé la situation s’aggraver, faute d’anticipation et de décisions adaptées.

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Selon lui, les annonces municipales, notamment la distribution de 1.000 récupérateurs d’eau pluviale, traduisent davantage une logique électorale qu’une réponse opérationnelle à l’urgence vécue par les habitants.

Un dispositif jugé “hors-sol” et inefficace

Le candidat critique vivement la décision dévoilée fin août consistant à acheter un millier de citernes pour un coût global supérieur au million d’euros. Une mesure qu’il juge « déconnectée du terrain », d’autant plus que les ravitaillements sont déjà difficiles à assurer.

« Comment remplir ces citernes en pleine période de sécheresse ? Comment un seul camion-citerne pourrait alimenter quotidiennement autant de foyers ? » interroge-t-il, estimant que la commune prend un risque financier considérable susceptible de compromettre d’autres projets.

Jimmy Armand rappelle que la compétence eau relève de la CIREST depuis 2020. Deux projets de captage étaient prévus à la Ravine Pont de Chien et sur le secteur de Mathurin, mais depuis quatre ans, déplore-t-il, rien n’a avancé. Les études ont été engagées, puis abandonnées, avant d’être relancées en 2025 seulement. Pour lui, il s’agit d’un « retard incompréhensible » alors que les habitants subissent coupures, restrictions et eau impropre.

Il interpelle aussi les élus salaziens siégeant à la CIREST, estimant qu’ils n’ont pas pleinement défendu les besoins du territoire.

Eau non potable mais facturée au prix fort : Jimmy Armand dénonce un “scandale”

Le candidat souligne qu'à chaque remise en service, la Cise Réunion indique que l’eau n'est pas consommable et doit être bouillie avant consommation. « Pourtant, les Salaziens continuent à payer pour une eau potable, dont la facture est parmi les plus élevées de l’île. C’est une double peine de payer une eau très chère et pour une eau qui n’est même pas potable », fustige-t-il.

Il regrette la fin de la distribution de packs d’eau, pratique courante lors des précédentes crises, et rappelle que la Cise Réunion a été condamnée cette année à indemniser les usagers en cas d’eau impropre. « Où en sont ces indemnisations ? », demande-t-il.

Face à une situation qu’il juge devenue intenable, Jimmy Armand formule plusieurs exigences : rétablir une distribution d’eau en bouteille, réduire le projet de récupérateurs d’eau de pluie, accélérer les travaux du captage de la Ravine Pont de Chien et faire appliquer la décision de justice concernant Cise Réunion.

Il conclut en appelant les autorités locales à « prendre leurs responsabilités » pour assurer un accès à l’eau digne et durable aux habitants.

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