Sans eau depuis Garance, je reçois un appel pour payer ma facture !

Reste-t-il une once d’humanité ? C’est un coup de gueule que je souhaite pousser aujourd’hui. Je me demande parfois si certaines institutions privées (qui vivent de notre création de richesse) savent encore communiquer de façon juste "humaine".
Je m’explique, lundi 3 mars, alors que notre île magnifique se retrouve défigurée suite au passage d’un cyclone dévastateur, que des familles ont tout perdu, j’accentue sur ce point ; tout perdu, que la moitié de la population reste sans eau ou électricité, que le climat économique global est plus que morose, que 75 % des français ont dû mal à boucler leurs fins de mois, l’inflation,…. voilà qu’une agence privée (mais qui travaille essentiellement pour un service public) dont je tairais le nom par pure courtoisie, appelle mon père pour réclamer le règlement d’une facture au nom de ma mère pour un service fourni au domicile où je vis.
Déjà, juste ça, c’est comment dirais je… rocambolesque. Mais bon je continue, cet appel survient à un moment où plus la moindre goutte d’eau ne coule à mon robinet. Donc si j’ai un conseil à leur communiquer, c’est justement celui là : hé les gars, apprenez à communiquer ! Vérifiez vos informations et surtout avant d’aborder la question de la réclamation des factures non encore totalement réglées, ayez au minimum, en fonction de la situation, la décence avant tout de vous inquiéter de l’état dans lequel pourrait se trouver ledit client.
Je trouve cela aberrant voire même déraisonnable de constater à quel point aujourd’hui l’être humain n’est ni plus ni moins qu’une ressource financière, un numéro de client, une carte de paiement. Nos valeurs foutent le camp et ce genre de comportement n’est là que pour refléter le management irresponsable et abominable de certaines entreprises.
Il serait grand temps que nos politiques remettent un peu d’ordre dans ce capharnaüm général et qu’on ré-instaure un peu de civisme et de respect envers les individus, qui sont de vrais êtres humains avec un cœur et des émotions. Et qui ne l’oublions pas font la beauté de ce monde qui ne cesse malheureusement de s’enlaidir par l’individualisme poussé à son paroxysme, abolissant toute notion de compréhension de l’autre et de solidarité universelle.


