Adoption de la proposition de loi ciblant l’ultra fast fashion

Le lundi 29 juin dernier, le Parlement a définitivement adopté à l’unanimité la proposition de loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile. La disposition cible l’ultra fast fashion cette mode ultra-express qui multiplie les nouveautés à des prix si bas qu’il devient plus « rentable » de racheter que de réparer.
Dans le viseur les géants chinois Shein, Temu, Ali express ou encore l’américain Amazone qui via des plateformes internet sont devenus des ténors du e-commerce low-cost.
Les chiffres estimés sont vertigineux : pour la seule année 2025 ce marché textile-habillement a pesé 2000 milliards de dollars à l’échelle mondiale, plus de 100 milliards de vêtements, soit 3000 vêtements achetés chaque seconde. Ces chiffres ne sont pas sans conséquences économiques et sociales.
En France, la filière des commerces physiques s’effondre, les territoires se reconvertissent tandis que les licenciements se multiplient. En matière environnementale, la situation est également critique : surproduction, gaspillage massif, émissions de gaz à effet de serre, consommation d’eau colossale et montagnes de déchets textiles.
Pour faire face à cette crise, les députés ont voté trois mesures phares : la traçabilité des produits avec un étiquetage plus transparent, le principe du pollueur-payeur et l’interdiction de publicité y compris sur les réseaux sociaux ; les influenceurs s’exposant jusqu’à 2 ans de prison et 300 000 euros d’amendes.
Frédérique Welmant


