Salazie : deux écoles visées par la commission de sécurité

Deux écoles du cirque ont fait l’objet d’avis négatifs de la commission de sécurité il y a quelques mois, entrainant le déplacement des centres aérés vers d'autres écoles. Des défauts sur les bouches d'incendie avaient notamment été ciblés. Des défauts corrigés et réparés depuis, la rentrée pourra se faire en toute sécurité, répond la mairie.
Une fois n’est pas coutume, les élections risquent d’être mouvementées à Salazie. La preuve, c’est par un courrier anonyme envoyé à notre rédaction qu’une « citoyenne anonyme » alerte sur des « problèmes de sécurité dans deux écoles du cirque ».
Anonyme mais bien informé, le courrier dévoile que deux établissements scolaires, l’école Myriam Maillot de Grand-Ilet et l’école Maximilienne Lambert de Bois-de-Pommes, ont reçu un avis défavorable de la commission de sécurité.
Pourtant récente (elle a été inaugurée en 2019) et construite en bois, la nouvelle école de Grand-Ilet ne disposerait notamment, selon le courrier, d’aucun dispositif de « stockage de l’eau ». Le courrier vise plus particulièrement l’absence d’installation d’une bâche incendie (citerne souple), pointant des raisons financières.
Conséquence directe de ces avis négatifs : les centres aérés ont été déplacés dans les écoles d’Hell-Bourg et de Mare-à-Martin pour ces vacances. « Cette décision de repli démontre, à elle seule, que la commune a pleinement conscience du risque, mais refuse d’y remédier », tacle la « citoyenne anonyme ».
Pas mieux selon le courrier concernant l’école de Bois-de-Pommes, « censée être rénovée, où est passé l’argent ? »
Le courrier pointe dans le même temps des travaux de réfection de bureaux à la mairie ou l’achat récent d’un véhicule de fonction pour la maire.

Des bouches incendies défectueuses
Renseignements pris, la commission de sécurité a effectivement donné un avis défavorable, en octobre dernier, concernant l’école de Grand-Ilet, dans le cadre d’une inspection réglementaire effectuée tous les cinq ans. Il s’agissait donc du premier contrôle après l’inauguration de l’établissement, on s’en souvient, inauguré en grandes pompes par le ministre de l’Éducation nationale de l’époque, Jean-Michel Blanquer.
L’avis négatif remonterait à janvier pour l’école de Bois-de-Pommes. Selon nos informations, la commission, composée de pompiers, gendarmes, d’élus de la commune et d’agents de la DEAL, avait pointé pour cette école des défauts au niveau des registres et attestations liés au gaz, à l’alarme ou encore au niveau des bouches à incendie. Interrogée, la commune, via la voix de sa directrice générale des services, Émilie Assati, indique que tout est rentré dans l’ordre depuis, avec un nouvel avis cette fois conforme, rendu par la commission en juin dernier, mais trop tard pour accueillir les centres aérés.
Toujours selon nos informations, la liste des griefs est plus longue du côté de l’école de Grand-Ilet. La commission avait ciblé des anomalies au niveau de l’alarme et du contrôle du système de gaz. Deux bouches d’incendie étaient également défaillantes et de nature à retarder l’action des pompiers, alors que ces derniers sont déjà basés à 16 km de là.
En précisant que les contrôles ont été effectués « dans le cadre des ACM (accueil collectif de mineurs) et non de l'école », la DGS assure que les défauts ont là encore été corrigés, dans l’attente d’un nouveau passage de la commission de sécurité : « Le problème de l’alarme a été corrigé et les boîtiers incendie changés ». Concernant les bouches à incendie, ces dernières ont fait l’objet d’un « décrassage » et d’un « pompage » pour les rendre de nouveau pleinement opérationnelles. La DGS indique par ailleurs qu’une bâche incendie sera également installée dans l’école de Grand-Ilet. « Le dernier avis, favorable, datait de 2019, dans le cadre d’un ERP (établissement recevant du public), le matériel s’use entretemps », poursuit-elle.


