Sainte-Marie : après le redressement, cap sur la "modernisation"

Le maire de Sainte-Marie, Richard Nirlo, a réuni la presse ce mardi 26 août pour dresser le bilan de l’action municipale et présenter les perspectives à venir. Au cœur de son intervention : le redressement financier de la commune, longtemps fragilisée, et un cap désormais tourné vers la modernisation des équipements et services.
D’un déficit de 16 millions à des comptes assainis
À son arrivée en 2020, Richard Nirlo avait trouvé une commune en grande difficulté. "La situation était dramatique, avec un budget insincère et des caisses vides", a lancé l’édile en préambule. La Chambre régionale des comptes avait alors relevé un déficit de 16 millions d’euros, aggravé par ce qu’il qualifie de "gestion catastrophique" de l’ancienne équipe.
Pour éviter la faillite, la municipalité a sollicité l’appui de l’État via un Contrat de redressement en Outre-mer (COROM). Quatre ans plus tard, les résultats sont au rendez-vous : la trésorerie atteint désormais 20 millions d’euros, l’endettement a chuté de 57 millions en 2020 à 32 millions aujourd’hui, et devrait passer à 23 millions fin 2025. La dette par habitant a été divisée par plus de deux, passant de 1.678 euros à 664 euros.
"C’est avec fierté et humilité que je peux assurer que la commune est redressée financièrement", s’est félicité Richard Nirlo, insistant sur le caractère collectif de ce travail mené avec les agents, les élus et les partenaires institutionnels. Le maire souligne également que ces efforts de rigueur et de discipline ont été reconnus par l’État, comme en atteste un courrier du préfet reçu le 11 août, évoquant des résultats "significatifs".
L’un des engagements phares du maire a été tenu : ne pas faire peser le redressement sur les contribuables. Les impôts locaux n’ont pas augmenté, tout comme les tarifs de cantine. Aujourd’hui, 60 % des enfants bénéficient du dispositif du repas à 1 euro, et la part des impôts communaux a reculé.
La commune a également engagé une régularisation de son foncier, réduit les délais de paiement des fournisseurs et retrouvé une capacité d’autofinancement. Des efforts qui devront être poursuivis, ajoute la préfecture, notamment en matière de fiabilisation de l'actif communal.
Place à la modernisation : écoles, routes et associations
Sortie du redressement, la municipalité met désormais l’accent sur la modernisation. Priorité est donnée à l’éducation, avec un investissement de plus de 2 millions d’euros pour réhabiliter les écoles et renforcer leur équipement numérique. Symbole de cette dynamique : l’inauguration, ce mercredi, de l’école de Beauséjour, un projet resté à l’abandon pendant cinq ans, et qui accueille désormais 190 élèves.
"C’est une gageure d’avoir fait cette rentrée en temps et en heure", a souligné Sylvie Billaud, première adjointe déléguée aux affaires scolaires.
La voirie bénéficie également d’un plan massif : 3 millions d’euros seront investis entre 2024 et 2025 pour rénover une quarantaine de rues. "En quatre mois, on a fait plus qu’en dix ans", a affirmé Grégoire Cordeboeuf, autre élu de la majorité.
"Le choix du courage contre l’inaction et l’illusion"
Le soutien aux associations a par ailleurs été relancé, tandis que le CCAS a bénéficié de plus de 3,5 millions d’euros pour renforcer ses actions sociales.
Pour Richard Nirlo, cette nouvelle étape ouvre un cycle de modernisation et de développement. "J’ai fait le choix du courage contre l’inaction et l’illusion", a conclu le maire, ajoutant que Sainte-Marie dispose désormais "de bases financières solides pour investir dans l’avenir".


