Saint-Pierre : FO hausse le ton contre le maire après son assemblée générale

Réunis en assemblée générale ce mercredi 25 février, les militants FO des territoriaux de Saint-Pierre ont dressé leur bilan annuel. Mais derrière les votes et le renouvellement du bureau, c’est surtout la colère contre les promesses non tenues du maire David Lorion qui s’est exprimée.
Une cinquantaine d’adhérents et militants ont participé à l’assemblée générale de Force Ouvrière des territoriaux de Saint-Pierre. Au programme : bilan d’activité 2025, rapport moral et financier, et renouvellement de l’équipe syndicale. Trois membres ont quitté le conseil syndical, dont un départ à la retraite, et Lucas Gobalou a été réélu secrétaire général.
Si la réunion s’est « bien passée » sur le plan statutaire, le climat s’est rapidement tendu lorsque les revendications ont été abordées. « On nous a fait beaucoup de promesses depuis le mois d’octobre, novembre. Et arrivés au bout, les gens, ils attendent toujours », déplore Lucas Gobalou.
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Des avancées, mais des dossiers bloqués
Le syndicat reconnaît que le maire est revenu sur deux arrêtés adoptés fin 2024, notamment concernant la prime en cas de congé maladie et la protection sociale complémentaire (PSC). « Ça, il a retiré. C’est une bonne chose aussi que je lui ai signalée », admet le secrétaire général.
Mais pour FO, l’essentiel reste en suspens : le protocole d’accord préparé depuis octobre, censé porter des avancées sociales sur le temps de travail, les chèques-déjeuner, la protection sociale complémentaire et le maintien de salaire. « Ce qui était important, surtout, c’était ce protocole d’accord qui pouvait apporter du pouvoir d’achat aux agents », insiste Lucas Gobalou.
Selon lui, la signature de ce texte est sans cesse repoussée. Le syndicat dénonce également un manque d’égalité dans les titularisations. « Quand on dit qu’on va titulariser les gens en fonction d’un critère et qu’on ne respecte pas ces paroles données, les agents, aujourd’hui, reviennent vers nous », affirme-t-il, évoquant des exemples concrets au sein d’un même service.
Soutien aux agents en grève
FO a aussi exprimé son soutien à deux agents en grève de la faim, dont un issu du service technique de la collectivité. « On soutient aussi cet agent, notre collègue. On lui apporte entièrement notre soutien. Il faut quand même que le maire, à un moment donné, prenne sa responsabilité et s’engage réellement. Et quand il dit quelque chose, qu’il le fasse », martèle Lucas Gobalou.
Le syndicat pointe une gestion jugée trop rapide lorsqu’il s’agit de suspendre un agent, mais beaucoup plus lente pour appliquer les décisions favorables après un conseil de discipline.
L’argument électoral rejeté
David Lorion aurait expliqué au syndicat que la validation du protocole d’accord pourrait être perçue comme un risque à l’approche des élections municipales, en exposant le candidat à un éventuel recours en annulation en cas de réélection. Un argument que FO balaie, estime Lucas Gobalou. « Il n’y a pas d’achat de voix. Ce n’est pas ça qui va faire qu’on va avoir une annulation des élections. Tous les candidats ont dit qu'ils voulaient une meilleure qualité de vie pour les agents dans leur programme. Ils ne vont pas contester ça. »
Pour le syndicat, les revendications dépassent toute considération politique. « Nous, on continue à revendiquer pour le pouvoir d’achat des agents de la mairie de Saint-Pierre, une égalité de traitement entre tous les agents, et surtout une bonne réorganisation des services. »


