Saint-Pierre : "Elle frôle la mort pour une couette"

Après 24 ans de vie commune, Brigitte est lasse des addictions à l’alcool de son mari. Lasse de ses excès de colère et de ses coups. Elle met donc un terme à leur relation.
Une décision qui n’est manifestement du goût de Jean-Patrick. Le 14 juin dernier, le quinquagénaire a, une fois de plus, consommé plus que de raison. Avec plus de 2 grammes d’alcool dans le sang, il s’endort sur une couette toute juste lavée, posée à même le sol, sur la terrasse.
Agacée, celle qui partageait sa vie, lui demande de quitter son domicile. En réponse, elle essuie des coups de chaises, de claques et une pluie insultes. La victime doit son salut à son fils, appelé à la rescousse. Au total, 8 jours d’ITT lui sont délivrés.
Ce mercredi dans le prétoire, le prévenu marmonne dans son masque et semble plus préoccupé par son bras blessé lors du jet de chaises que par le sort de sa victime. Déjà condamné en octobre dernier pour avoir violenté sa même compagne, l’homme ne parvient pas à m’expliquer son geste.
Dans son réquisitoire, le procureur Benoît Bernard a fustigé le comportement du prévenu. "Monsieur Jean-Patrick est déjà parti en prison pour des violences conjugales. Il ne comprend toujours pas que c’est fini avec sa compagne. Elle frôle la mort pour une couette", relève le magistrat avant de requérir quatre ans de prison dont deux avec sursis probatoire.
Jean-Patrick a repris le chemin de la prison pour une durée de trois ans dont 18 mois avec sursis probatoire pendant trois ans.


