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Saint-Joseph : Une SDF de nouveau victime de violences et d’agression sexuelle

Une femme de 40 ans a été découverte nue et blessée dans un squat de Saint-Joseph. Victime de violences et d’une agression sexuelle, elle a été hospitalisée. Parmi les suspects, figure son ex-compagnon sorti de prison après avoir été condamné en mars dernier pour des violences sur elle. La femme avait déjà été retrouvée inconsciente en décembre dernier au même endroit.
Ecrit par Gaetan Dumuids – le vendredi 28 octobre 2022 à 15H04

Le lieu et ses occupants sont bien connus à Saint-Joseph. Un squat à proximité de la médiathèque fait office de résidence à plusieurs sans-abri. Parmi eux, une seule femme dont la vie est un cauchemar sans fin. 

Comme le révèlent nos confrères de Linfo.re, la quarantenaire a été retrouvée nue hier matin au niveau de ce squat. Elle a été victime de viol et d’une agression et a dû être hospitalisée au CHU. Un nouvel épisode de violences qui n'est malheureusement pas le premier.

En mars dernier, son compagnon a été condamné à 10 mois de prison ferme pour des violences sur elle. En prenant en compte la détention provisoire débutée en janvier, Jean A.M. a été libéré en début de mois. Il fait office de principal suspect, même si pour l’heure son rôle n’est pas confirmé et d’éventuelles complicités ne sont pas à exclure.

Un calvaire sans fin

En rupture familiale et après une relation où elle avait subi des violences conjugales, elle s’est retrouvée sans-abri. Elle a alors intégré un groupe de sans-abris à Saint-Joseph, où elle était la seule femme. C’est là qu’elle a rencontré Jean, de près de 15 ans plus jeune. Ce dernier est à la fois schizophrène et bipolaire, mais refuse de suivre un traitement et n’aspire pas à se sortir de la rue.

Durant le procès de mars dernier, la victime avait évoqué les violences répétées de son compagnon. En décembre dernier, elle avait déjà été retrouvée inconsciente dans ce même squat et s’était vue prescrire 5 jours d’ITT. Jean avait alors expliqué qu’elle s’était évanouie et avait chuté sur une pierre, avant de dire qu’elle avait été agressée par un autre homme avec qui il s’était battu par la suite. Des explications qui n’avaient pas convaincu le tribunal.

Pendant l’audience, il rejetait constamment la faute sur elle en expliquant qu’elle l’empêchait d’arrêter de boire ou qu’elle n’était qu’une manipulatrice qui voulait le faire rentrer en prison. La procureure avait estimé qu’elle était sous emprise et en danger. Une analyse malheureusement devenue prédiction.

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