Saint-Denis : "Rester dans cette dynamique de bonnes nouvelles"

C'est un conseil municipal placé sous le signe "des bonnes nouvelles" lance Ericka Bareigts. À commencer par le maintien des taux d'imposition pour la huitième année consécutive. Une décision qui vise à soulager les foyers dionysiens en maintenant un niveau d'imposition stable, faisant ainsi de Saint-Denis "l'une des villes les moins imposées de France".
"Saint-Denis est la deuxième ville réunionnaise et la huitième ville de plus de 100.000 habitants de France où le taux d'imposition est le plus bas. Je pense que c'est une très bonne nouvelle pour les foyers qui se serrent la ceinture et qui peuvent profiter d'un service public de qualité à Saint-Denis", se félicite l'édile dionysienne.
La gratuité des bus étendue aux moins de 25 ans
Dans un souci d'accessibilité et d'égalité des chances, la municipalité de Saint-Denis étend la gratuité des transports en commun aux jeunes de moins de 25 ans, contre 24 ans actuellement. Cette initiative, qui représente un investissement financier de 9 millions d'euros pour la ville (reversés à la Sodiparc), permet à plus de 23.000 jeunes de se déplacer gratuitement, quel que soit le revenu de leurs parents. Une mesure qui vise à favoriser la mobilité des jeunes, facilitant ainsi leur accès à l'éducation, à l'emploi et aux loisirs. "C'est un soulagement pour les parents, y compris des classes moyennes, parce qu'une carte de bus c'est 70 euros. Vous avez deux enfants, c'est 140 euros qu'on ne dépense pas, ça fait du bien", poursuit Ericka Bareigts.
La ville de Saint-Denis affiche son soutien aux jeunes en organisant le congrès de l'Association Nationale des Conseils d'enfants et de Jeunes (ANACEJ). La tenue de ce congrès, une première à La Réunion, témoigne de l'engagement de la municipalité à offrir des perspectives d'avenir aux jeunes dans un contexte où près de la moitié de la population de Saint-Denis a moins de 30 ans, explique la maire de Saint-Denis. "Nos territoires (NDLR : ultra-marins) ont vraiment besoin d'être mieux considérés car beaucoup de belles choses y sont faites mais restent cantonnées à notre échelle. On veut que cette instance devienne une instance de référence sur les politiques liées à la jeunesse avec un regard spécifique porté sur les Outre-mer", explique Aurélie Médéa, adjointe déléguée à la jeunesse et également vice-présidente de l'ANACEJ.
DionyPark : Une livraison attendue pour 2026
Autre annonce faite par Ericka Bareigts, l'ouverture d'une 7e classe passerelle, cette fois-ci à l'école des Tamarins. Ces classes passerelles ont pour vocation à créer les conditions d'une première socialisation pour les enfants de 2 ans qui viennent pour la très grande majorité de milieux défavorisés et/ou de familles monoparentales et "où le taux d'échec est particulièrement élevé".
"Nous, nous luttons contre cette fatalité de l'exclusion et l'égalité des chances ça passe dès le plus jeune âge", martèle la maire de Saint-Denis. Avec environ 350 enfants bénéficiant de ces classes, la municipalité s'engage à étendre ce dispositif pour atteindre près de 500 enfants d'ici la fin du mandat. Écoles toujours, la municipalité débloquera une enveloppe comprise entre 3 et 4 millions d'euros pour des travaux de rénovation dans les écoles de la ville.
Enfin, Ericka Bareigts a présenté les dernières modifications du projet de forêt-aventure DionyPark dans le quadrilatère Océan. "Cette forêt-aventure marque encore une fois la transformation et la bascule de la ville dans cette ville verte, écologique, apaisée, que nous sommes en train de transformer et qui attire énormément de gens", assure la principale intéressée. Le gros des travaux est prévu pour le début de l'année 2025 pour une livraison espérée par l'édile dionysienne au premier trimestre 2026, et ce, même si les dossiers d' expropriation suivent leur cours auprès du juge.
En attendant, des travaux provisoires ont déjà débuté avec la construction de terrains multisport. L'espace a par ailleurs été inauguré le 8 mars dernier avec le lancement de la course La Dionysienne. "Dans le même temps, nous avons finalisé le programme. Nous avons mis de côté le projet de montgolfière qui n'était raisonnablement pas possible de faire. Là où on est, en pleine mer, avec les alizés, ça a supposé qu'on change la montgolfière, d'un coût de 600.000 euros, presque tous les deux ans. On a remplacé la montgolfière initialement prévue par une vouve géante de 35 mètres de hauteur", précise l'édile dionysienne. Cette vouve de trois niveaux, qui sera réalisée par l'artiste Lionel Lauret, comportera à l'intérieur des jeux pour les enfants comme des toboggans, des balançoires, des labyrinthes, des jeux d'eau, des murs d'escalade, des filets de grimpe ou encore des tyroliennes. Le dernier niveau disposera quant à lui d'un anneau avec une vue sur tout Saint-Denis.


