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Saint‑Benoît : agression à la permanence de Ratenon, dans la continuité d'une campagne électorale tendue

Ecrit par S.I. – le mercredi 11 mars 2026 à 15H47

Des militants de Jean-Hugues Ratenon ont été menacés dans leur permanence à Saint-Benoît, dans une campagne municipale déjà marquée par des tensions et des intimidations.

Une permanence de la liste Reconstruire Saint‑Benoît avec Jean‑Hugues Ratenon a été le théâtre, hier, d’une agression "verbale et physique" dirigée contre des militants, nécessitant l’intervention de la gendarmerie et des dépôts de plainte, selon un communiqué transmis par l'équipe de Jean-Hugues Ratenon. L’incident s’inscrit dans un contexte de tensions et d’actes d’intimidation persistants depuis le début de la campagne municipale.

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D’après l'équipe de Jean-Hugues Ratenon, un individu a proféré des menaces de mort avant de passer aux violences, avant d’être placé en garde à vue. Des vidéos et témoignages seraient disponibles. "Mi sa broye à zot, mi sa reni dans 5 minutes pour termine avec zot...", aurait-il proféré, rapporte l'équipe de campagne.

Certains témoins ont aussi signalé la présence d’un véhicule de sonorisation d’un autre camp politique à proximité au moment des faits, laissant planer des interrogations sur les circonstances. "L’individu s’est d’ailleurs approché de ce véhicule identifié en déclarant : "Inquiète pas, mi lé en train d’occupe bana"", écrit l'équipe de campagne dans son communiqué, ajoutant que les propos de l’individu "ont été notés dans les dépôts de plainte".

Le communiqué souligne que cet épisode s’inscrit dans une série de manœuvres d’intimidation qui "polluent le débat démocratique à Saint‑Benoît". Outre les violences physiques, la campagne a été marquée par des actes de vandalisme, notamment avec la dégradation des affiches de tous les candidats, "à l’exception notable de celles du maire sortant", écrit l'équipe de campagne. Cette dernière évoque également des "pressions administratives" sur certains militants, comme l’intimidation d’une jeune colistière via des accusations jugées calomnieuses, accompagnée d’une convocation pour une audition de très courte durée.

Cette nouvelle affaire suit des faits déjà relevés récemment à Saint‑Benoît. La semaine dernière, le domicile de la candidate Sabrina Ramin a été cambriolé dans la nuit du 5 au 6 mars, avec des objets personnels dérobés tandis que la candidate et sa famille dormaient à proximité. Elle a annoncé son intention de déposer plainte.

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Par ailleurs, quelques jours plus tôt, l'équipe de campagne du maire sortant et candidat Patrice Selly avait rendu public un communiqué dénonçant des actes de vandalisme ciblant une voiture d'une militante et des affiches sur des panneaux de la commune. Le staff de Patrice Selly avait appelé au respect du débat démocratique.

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Dans son texte, la liste Ratenon appelle à une campagne "digne, apaisée et respectueuse", estimant que " la peur d’un résultat électoral ne justifie en aucun cas la violence". Elle rappelle que la politique devrait rester une confrontation d’idées, et non un lieu de confrontations physiques.

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