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Urcoopa : à une semaine de l'audience, Duchemann&Grondin contre-attaque et dépose une plainte pénale contre la stratégie Soficoop

Ecrit par J.D. – le vendredi 3 juillet 2026 à 08H53
Photo d'illustration

À une semaine de l'audience sur la sortie ou non du redressement judiciaire de Soficoop, le groupe Duchemann & Grondin annonce avoir déposé une plainte pénale visant plusieurs protagonistes du dossier. Dans un communiqué diffusé ce jeudi 2 juillet, il affirme que cette procédure est le résultat de plusieurs mois d'analyse des pièces judiciaires. La plainte, longue et consultée par Zinfos974, développe une démonstration chronologique des événements survenus depuis 2023.

À quelques jours de l'examen par le tribunal mixte de commerce de la demande de sortie du redressement judiciaire de Soficoop, le bras de fer judiciaire prend une nouvelle tournure. Dans un communiqué publié ce jeudi 2 juillet, le groupe Duchemann & Grondin annonce avoir déposé une plainte pénale qu'il présente comme l'aboutissement de deux années d'investigations sur la gestion du dossier.

Le document, consulté par Zinfos974, ne se limite pas à dénoncer les procédures en cours. Sur plusieurs pages, il retrace minutieusement la chronologie des décisions prises depuis le début de l'année 2023 et cherche à démontrer que les différentes démarches engagées devant la justice poursuivaient un même objectif : obtenir la remise en cause des accords conclus en 2017 autour de l'abattoir de l'Étang-Salé.

Escroquerie au jugement, abus de biens sociaux...

Au fil de son argumentaire, la plainte revient notamment sur la plainte déposée en 2023 contre les accords de 2017, la désignation d'un mandataire ad hoc, l'ouverture de la procédure de sauvegarde puis le redressement judiciaire. Les auteurs soutiennent que ces différentes étapes ne seraient pas indépendantes les unes des autres mais s'inscriraient dans une stratégie d'ensemble destinée à faire tomber les pactes conclus neuf ans plus tôt.

Lire aussi : Avenir de Soficoop : une procédure judiciaire interminable devenue bataille de gouvernance au sein de l'Urcoopa

Sans entrer dans le détail de l'ensemble des pièces citées, la plainte s'appuie sur de nombreuses correspondances, décisions de justice, procès-verbaux, échanges entre avocats et documents internes. Les plaignants estiment que plusieurs de ces éléments révèlent des contradictions entre les arguments avancés devant les juridictions commerciales et certaines positions adoptées ultérieurement dans les négociations.

Le mémoire s'interroge également sur le rôle de plusieurs intervenants au cours de la procédure collective, estimant que certaines décisions ou prises de position mériteraient désormais d'être examinées dans un cadre pénal.

Un tournant dans le dossier ?

Au terme de cette démonstration, plusieurs qualifications pénales sont évoquées, parmi lesquelles l'escroquerie au jugement, l'abus de biens sociaux, la corruption privée ou encore le détournement de fonds publics.

Dans son communiqué, le groupe Duchemann & Grondin affirme vouloir que cette plainte permette désormais aux enquêteurs de vérifier l'ensemble des éléments qu'il avance. Cette nouvelle offensive judiciaire intervient alors que le tribunal doit examiner, jeudi 9 juillet, la demande de Soficoop de mettre fin à son redressement judiciaire, une audience qui pourrait marquer un tournant dans ce dossier.

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