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Lutte contre les violences : une brigade de gendarmerie pour Saint-André

Ecrit par N.P. – le samedi 8 février 2025 à 13H56

Un Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) s'est tenu vendredi à Saint-André. Des moyens supplémentaires seront débloqués pour un dispositif de visio-protection élargi, une brigade de gendarmerie sera déployée et un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD), mis en place l'année dernière à Saint-Benoît suite aux heurts à Bras-Fusil va aussi être implémenté.

Les élus et les autorités se sont rassemblés ce vendredi à Saint-André pour évoquer les problématiques de sécurité et de violences qui touchent la commune et plus précisément le quartier de Fayard.

Le maire de Saint-André se dit satisfait des décisions prises lors du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance. Il cite notamment la mise en place du GLTD et le renfort militaire via un peloton de gendarmerie.

L'édile saint-andréen a aussi tenu à appeler à l'apaisement des tensions communautaires. "Il ne faut pas stigmatiser une communauté. Il faut comprendre que c'est une souffrance, les remarques et commentaires. Il ne faut jamais généraliser", maire de Saint-André, à Joé Bédier.

Le même dispositif lancé à Bras-Fusil l'année dernière

Véronique Denizot, la procureure de la République était présente. Elle a annoncé le lancement d'un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) qu'elle mènera. Cette instance judiciaire avait notamment déjà été mise en place suite aux heurts l'année dernière à Bras-Fusil sur la commune de Saint-Benoît.

"Ce groupe de travail analyse une situation donnée et détermine avec les partenaires des mesures les plus efficaces à prendre", explique-t-elle, avant de détailler, "On a fait l'expérience du dispositif pendant un an à Saint-Benoît et un autre est en cours sur la thématique du transport au Port et à Saint-Denis, et celui sur les violences urbaines dans plusieurs quartiers de Saint-Denis."

"Il y a eu un apaisement sur la voie publique pendant et après la mise en place du GLTD à Bras-Fusil. Des analyses ont permis de mieux traiter les affaires judiciaires. Les fauteurs de troubles les plus importants ont été condamnés et ont été sortis du quartier avec des interdictions de paraître à Bras-Fusil", liste la procureure de la République. Elle souligne aussi les effets post-GLTD : "Il y a eu l'annonce de brigades de gendarmerie supplémentaire, dont la brigade de proximité à Bras-Fusil, qui fait un travail remarquable de lien entre les habitants."

Le dispositif permet aux autorités de mobiliser les bailleurs, les associations et les différentes instances de surveillance pour décider de la mise en place de mesures. "On a une trame d'auditions des adultes responsables autour des mineurs isolés", livre-t-elle comme exemple.

La procureure de la République indique que le dispositif va permettre une adaptation de la réponse de la Justice à Saint-André : "On développe plus facilement le travail d'intérêt général, la contribution citoyenne", indique-t-elle.

La vidéo-protection, un outil "efficace"

Le sous-préfet de l'arrondissement Est de La Réunion précise les conditions de l'ajout d'une brigade de gendarmerie à Saint-André : "Une partie de l'escadron de gendarmes mobiles de La Réunion est mis à disposition du commandant de police de Saint-André pour renforcer les opérations de sécurisation à Fayard en particulier"

Comme annoncé par le préfet lors de la présentation de son plan anti-bandes, l'État considérera la mise en place de système de vidéo-protection comme une priorité de financement. "La commune a déjà déployé des ca méras. Mais à chaque fois qu'elle aura besoin d'en déployer dans les zones qui ont des faits de délinquances, l'État financera le projet", assure Fabrice Bonicel.

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