Rivière Saint-Etienne : Le temple tamoul devra être démoli

Il est tout neuf, ce temple, mais il n’est pas là où il devrait être. Installé en plein lit de la rivière Saint-Etienne, en zone parfaitement inondable, en contrebas du pont, il n’est que l’avatar d’un autre temple, construit par les mêmes administrateurs, qui se trouvait lui en amont.
L’ancien temple avait été décrié par les voisins du quartier de La Chapelle, rive droite de la rivière. "Conflits de voisinage, trop de bruits, trop de nuisances sonores"… de guerre lasse, les administrateurs avaient donc déménagé leurs pénates avec pour seule autorisation de construire celle délivrée de façon parfaitement illégale par l’ancien maire Claude Hoareau.
Par deux fois, la Préfecture avait émis des arrêtés interdisant la poursuite des travaux, arrêtés non suivis d’effet, les promoteurs (le prêtre et son père, entre autres) n’y ayant accordé qu’une attention à peine condescendante.
Il faut savoir que la gestion des ruisseaux, torrents et rivières et de leurs abords immédiats échappe à la compétence communale et ne relève que des autorités domaniales. L’ONF en l’occurrence.
L’argumentation administrative est difficilement contestable : les crues de la rivière Saint-Etienne sont d’une extrême dangerosité, le pont du même nom en sait quelque chose !
Les prévenus ont argué que ce n’était pas eux mais leurs fidèles qui ont érigé le temple ; mais n’ont pas dit qui avait demandé aux fidèles de… Bref, leur avocat, Me Saïd Larifou, a également exposé que ce temple n’était pas la seule construction située en zone dangereuse dans ce secteur, ce qui, en revanche, est totalement exact.
Le tribunal en a jugé autrement et condamné les gérants de la structure à démolir leur temple dans les trois mois à venir, avec astreinte de 100 euros par jour de retard. Et une amende de 6000 euros à la clef.
Les prévenus ont affiché leur intention de se pourvoir en appel.


