Rentrée 2026 : la FSU dénonce des suppressions de postes "inacceptables" à La Réunion

La Fédération syndicale unitaire dénonce la suppression de 90 postes d’enseignants à La Réunion pour la rentrée 2026. Une décision incompatible avec les besoins éducatifs du territoire, selon elle.
L’annonce du retrait de 90 postes d’enseignants à La Réunion pour la rentrée 2026 fait réagir. Après la publication des arbitrages ministériels, le syndicat FSU monte au créneau et dénonce une décision qu’il juge lourde de conséquences pour les élèves comme pour les personnels.
Ces suppressions, qui concernent à la fois le premier et le second degré, traduisent selon le syndicat un choix budgétaire « en total décalage avec les besoins réels de l’académie ». Dans un communiqué, le syndicat alerte sur une dégradation inévitable des conditions d’apprentissage : classes plus chargées, suivi individualisé affaibli et dispositifs d’aide fragilisés.
« Perdre autant de postes, c’est accepter que les élèves apprennent dans de moins bonnes conditions, alors même que notre territoire connaît déjà de fortes inégalités scolaires », souligne ainsi Jocelyne Latchimy, secrétaire départementale FSU. Le syndicat rappelle que La Réunion affiche un taux de décrochage scolaire supérieur à la moyenne nationale et estime que ces suppressions risquent d’aggraver une situation déjà préoccupante.
L’éducation prioritaire également touchée
La FSU s’inquiète également de l’impact de ces suppressions sur les réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP+), censés justement réduire les inégalités sociales et scolaires. « Comment prétendre lutter contre les inégalités en retirant des moyens là où ils sont le plus nécessaires ? », interroge Jocelyne Latchimy.
Dans le détail, la FSU redoute plusieurs conséquences concrètes : une hausse des effectifs par classe dans les écoles, collèges et lycées, une réduction des dispositifs d’accompagnement et de remplacement, ainsi qu’une dégradation des conditions de travail des personnels enseignants. Les élèves à besoins éducatifs particuliers pourraient également pâtir d’un manque de personnels, faute de moyens suffisants.
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Face à cette perspective, la FSU appelle à une mobilisation collective pour défendre l’avenir de l’école à La Réunion. « Sans plus de moyens, l’école recule et ce sont les élèves qui en paient le prix », alerte le syndicat, qui affirme rester pleinement mobilisé pour obtenir un renforcement des moyens humains à la hauteur des enjeux éducatifs du territoire.


