Rentrée 2026 : 90 postes d’enseignants retirés à La Réunion

La carte scolaire de la rentrée 2026 s’annonce sous tension à La Réunion. Selon les chiffres présentés par le ministère de l’Éducation nationale, l’académie perdra 90 postes d’enseignants — 25 dans le premier degré et 65 dans le second degré — dans un contexte national de suppressions plus fortes qu’attendu.
Les suppressions de postes prévues pour la rentrée scolaire 2026 pèseront significativement sur l’organisation de l’enseignement à La Réunion. L’académie est concernée par la suppression de 90 postes d’enseignants, répartis entre 25 postes en écoles primaires et 65 postes dans les collèges et lycées, selon la répartition des moyens communiquée fin janvier par le ministère de l’Éducation nationale.
À l’échelle nationale, ces retraits s’inscrivent dans un mouvement plus large : les écoles publiques devraient perdre plus de 2.200 postes d’enseignants, tandis que le second degré en verra disparaître près de 1.800. Ces chiffres dépassent les suppressions inscrites initialement dans le projet de loi de finances pour 2026 et résultent d’une « mise en réserve » liée notamment à la réforme de la formation des enseignants, a expliqué le ministère.
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Pour La Réunion, ce retrait de moyens tombe dans un contexte déjà fragile. Les 25 postes supprimés dans le premier degré risquent de se traduire par des fermetures de classes, une augmentation des effectifs par classe ou une moindre capacité à répondre aux besoins spécifiques des jeunes élèves. Les écoles primaires réunionnaises, déjà confrontées à des problématiques locales (forte hétérogénéité sociale, besoins en soutien scolaire), pourraient ainsi voir leurs conditions d’enseignement se détériorer.
Dans le second degré, les 65 suppressions de postes viennent accentuer les difficultés pour les collèges et lycées à garantir l’offre éducative, l’encadrement des élèves et l’organisation des enseignements spécialisés. Des missions essentielles qui exigent souvent une plus grande stabilité dans les effectifs enseignants.
Le ministère justifie ces réductions par une baisse démographique prévue : à la rentrée 2026, le nombre d’élèves devrait diminuer de manière significative dans plusieurs régions, ce qui, selon les autorités, rend ces ajustements nécessaires. Mais cette argumentation peine à convaincre les syndicats locaux et nationaux, pour lesquels ces suppressions risquent d’aggraver les inégalités et de réduire la qualité du service public d’éducation.


