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Règlement de comptes : un moringue à l'origine d'une agression entre bandes

Ecrit par I.S – le lundi 2 décembre 2024 à 08H01

Déjà incarcéré pour une autre affaire, Omar H., alias Karcha, a été condamné à quatre mois de prison pour des faits de caillassage. À seulement 21 ans, ce jeune homme, décrit comme meneur de bandes, est au cœur de conflits violents sur fond de rivalités et de représailles, plongeant une famille dans la peur.

Omar H., alias Karcha, est parti en prison pour quatre mois ce vendredi. Bas de survêtement bleu, tee-shirt blanc et dreadlocks à l'épaule, le jeune homme de 21 ans n'a pas eu l'air effrayé. D'autant qu'il se trouve déjà entre les barreaux de Domenjod pour une autre affaire qui l'amènera à la barre du même prétoire mi-décembre prochain.

Le 23 novembre, trois individus étaient signalés aux autorités pour des faits de caillassage rue des Goyaves, "une voie dans laquelle les agressions seraient fréquentes", précise le tribunal. Sur place, les forces de l'ordre trouvent Omar en compagnie de deux dalons dont un mineur. Ces derniers ont déjà été sanctionnés pour cette histoire que Kacha reconnaît.

"Ce n'est pas le Petit Poucet"

L'origine des jets de pierre sur deux rivaux proviendrait d'un différend datant de plusieurs mois au sujet d'un moringue. Le père d'une des victimes raconte que sa famille vit "dans la peur". Le mis en cause s'en prend à sa famille, à tel point que des règlements de compte entre bandes dont Karcha serait le meneur sont récurrentes.

Le paternel parle de dégradation de sa porte d'entrée à coup de sabre, de vitres de son domicile visées à coups de pierre et même de coups de feu tirés ces derniers jours devant chez lui. Un autre de ses fils aurait été agressé dans le bus alors que le premier aurait reçu des coups de sabre en 2023, toujours à cause d'un moringue et serait régulièrement stigmatisé dans son collège.

"On vit dans la peur"

"Le jour des faits, ils étaient six contre un, trois seulement ayant été interpellés", détaille le président de l'audience de comparution immédiate. "Ce n'est pas le Petit Poucet", abonde la représentante de la société pour décrire les jets de pierre ayant atteint la victime.

Fustigeant une précédente condamnation pour la participation à un attroupement en vue de commettre des dégradations en 2023, et le non-respect du contrôle judiciaire de l'intéressé, Ludivine Fathi requiert quatre mois d'emprisonnement ferme.

Omar H. ayant reconnu les faits, son avocat n'a pas eu beaucoup d'arguments pour le défendre. La robe noire a cependant précisé que son client avait le projet de monter son entreprise et de devenir aussi pompier.

Etiquettes : Chronique judiciaire

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