Régionales : Qui avait intérêt à faire tomber Olivier Hoarau ?

Les complotistes en tous genres n'ont plus de limites. Depuis que l'on a appris l'arrestation d'Olivier Hoarau, le maire du Port, pour des faits présumés de corruption, on entend quelques voix qui s'élèvent ici et là pour laisser entendre qu'il faudrait voir "une main noire" (référence à un célèbre assassinat politique, le 25 mai 1946 devant la cathédrale de St-Denis, comprendront ceux qui connaissent un peu l'histoire de La Réunion) derrière cet "assassinat" politique.
Même s'il bénéficie de la présomption d'innocence, on voit mal en effet comment Olivier Hoarau pourra continuer à faire campagne pour les prochaines régionales après sa mise en examen.
Il est vrai que cette hypothèse d'un coup orchestré par ses adversaires politiques a été avancée par Olivier Hoarau lui-même quand il avait déclaré au micro de Zinfos, juste après la première perquisition à la mairie et à son domicile : " Cela ne vous a pas échappé, je me suis déclaré candidat à l'élection régionale le 26 octobre dernier. Et depuis une semaine - je m'y attendais - la chasse est ouverte et certains se jettent sans discernement sur l'épisode d'hier pour me discréditer".
Qui pouvait donc avoir intérêt à empêcher la candidature du maire du Port ?
Allez savoir pourquoi, la plupart des regards se sont alors tournés en direction de l'actuel président de la Pyramide inversée. C'est bien mal connaitre le milieu politique.
D'abord, si Didier Robert avait le pouvoir de faire déclencher des enquêtes ou de les empêcher, il serait intervenu auprès de qui de droit pour éviter sa mise en cause dans l'affaire dite des Musées régionaux.
Mais surtout, c'est vraiment ne rien comprendre au jeu politique. Olivier Hoarau était le meilleur allié de Didier Robert puisqu'il divisait la Gauche. Si on veut à tout prix aller sur ce registre complotiste, ce que personnellement je ne crois pas, l'auteur du "crime" serait plutôt à chercher du côté des amis d'Olivier Hoarau.
C'est Voltaire qui disait déjà à l'époque : "Mon Dieu, gardez moi de mes amis. Quant à mes ennemis je m'en charge".


