Revenir à la rubrique : Politique

Région : L'opposition fustige le compte administratif 2018

Ecrit par Samuel Irlepenne – le vendredi 21 juin 2019 à 15H35

Le président de Région avait insisté lors de cette [conférence de presse pré-plénière sur quatre points: un taux de réalisation des projets de la mandature de "93,4%"]urlblank:https://www.zinfos974.com/%E2%96%B6%EF%B8%8F-Bilan-d-activite-2018-de-la-Region-643-millions-d-euros-investis-et-pres-de-93-des-engagements-tenus_a141702.html , la part "très importante" accordée aux investissements (640 millions) d'euros, le "respect absolu" du Pacte de confiance signé avec l'État et enfin, la mise en place de dispositifs de soutien et d'accompagnement des entreprises après la crise des Gilets jaunes. 

640 millions d'euros d'investissements réalisés, 122,2 millions d'euros d'épargne brute, 63 millions d'euros de résultat final et 9,7 années en ratio de désendettement, voilà les principaux indicateurs de ce compte administratif 2018 mis en avant. 

Pour la cheffe de file du Rassemblement (opposition), Huguette Bello, le compte n'y est pas. Selon elle, le compte administratif 2018 de la collectivité régionale ressemble à s'y méprendre "à un compte-rendu de propagande". "Nous avons affaire à une situation plus grave que celle que vous nous décrivez", lance Huguette Bello. "Vous affirmez devant les médias que tout va bien, que tout est idyllique, alors que nous avons perdu 3 400 emplois salariés l'an dernier". Pour la parlementaire, le locataire de la Pyramide inversée est dans une sorte de "déni", alors que la situation budgétaire de la Région "est mauvaise et se dégrade de plus en plus". "Vous peinez à mettre en oeuvre la politique que vous avez choisie (…) Quant aux résultats de l'exercice 2018, si le résultat final est positif à 63 millions d'euros, il en baisse de 25% alors qu'il était de 84 millions en 2017". 

"L'endettement massif" de la collectivité, passé de 350 millions d'euros en 2014 à 1,089 milliard d'euros l'an dernier, prend des "proportions dangereuses" et menace la stabilité des finances de la collectivité, ajoute la parlementaire. Un endettement passé de 350 millions d'euros en 2014 à 1,089 milliard d'euros l'an dernier. 

Un avis partagé par sa collègue de l'opposition, Karine Nabénésa (La Réunion en marche). "On pourrait se réjouir de la baisse des dépenses de fonctionnement, mais il ne faut pas oublier les hausses intervenues au début cette mandature: +20% entre 2016 et 2018, passant de 395 millions d'euros à 467 millions d'euros", tient-elle à rappeler.  

Autre grief porté par Karine Nabénésa à la majorité régionale: des investissements "en baisse". "Sur l'actuelle mandature, la Région investit de moins en moins : 900 millions d'euros en 2016, 711 millions en 2017 et 640 millions d'euros en 2018, soit une baisse de 30% sur trois ans. La faute à qui ? À votre incapacité à maîtriser vos dépenses de fonctionnement", glisse-t-elle à l'attention du principal intéressé.

 

Les attaques de l'opposition sont un "non-sens" pour Didier Robert. "Vous nous demandez d'assumer les compétences du Département et de l'Etat (…) Oui, la Région investit depuis 2010, c'est un choix délibéré. On fait plus que les régions métropolitaines. Pourquoi ? Parce qu'il y a un retard structurel à La Réunion. Est-ce qu'on peut se regarder et retrouver le sens des équilibres ? Qu'est-ce que vous souhaitez ? Qu'on arrête tout ?", lance le président de Région. 

Un choix "parfaitement assumé" par la majorité régionale, qui a fait le choix "d'investir sur le territoire". "Vous (l'opposition, ndlr) ne pouvez crier au scandale parce que chaque investissement correspond à des emplois et à des activités. Si vous investissez, il est normal qu'il y ait une augmentation de la dette (…) Nous avons sur les 7 dernières années porté pour la Région plus de 3 milliards d'euros d'investissement dans le domaine des routes, des transports… Dans le cadre du  programme de relance des communes, nous avons débloqué 423 millions d'euros, permettant aux maires de refaire à neufs l'ensemble des écoles, des équipements sportifs et culturels", argue le président de la collectivité régionale.

Olivier Rivière, 1er vice-président de la Région Réunion, interrogé par Samuel Irlepenne : 

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :