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Qui sera ministre des Outre-mer ? Les noms des favoris

Les noms des ministres délégués et des secrétaires d'État du gouvernement Attal devaient être annoncés aujourd'hui. Finalement, la proclamation des noms des heureux élus est encore repoussée. À jeudi, affirme l'entourage du président de la République. En attendant, un séminaire qui devait se tenir demain matin à Matignon afin de préciser la méthode et le calendrier des prochains mois du gouvernement Attal a été annulé et repoussé semble-t-il de 24 heures.
Ecrit par Pierrot Dupuy – le jeudi 8 février 2024 à 06H45

Rarement la composition d'un nouveau gouvernement n'aura été aussi long. Voilà presque un mois que les Français attendent la nomination de leurs nouveaux ministres. Il faut dire que la composition de la deuxième moitié du gouvernement de Gabriel Attal a tout du casse-tête pour Emmanuel Macron et Gabriel Attal.

Ils doivent tout d'abord gérer le sort d'Amélie Oudéa-Castéra, l'actuelle ministre de l'Éducation. Dans tout autre gouvernement, son sort aurait été scellé depuis longtemps. Mais on le sait, Emmanuel Macron a horreur de céder sous la pression. Il aime rester le Maître du Temps. C'est ce qui pourrait sauver Amélie Oudéa-Castéra que les dernières rumeurs annoncent même comme rester au gouvernement. Rien de sûr cependant. La pression médiatique est forte et son sort restera un point d'interrogation jusqu'à la dernière minute.

Autre problème, le cas Bayrou. Tous les observateurs politiques le présentaient à l'Éducation nationale, un poste qu'il avait déjà occupé il y a 30 ans. Mais son récent acquittement dans l'affaire des attachés parlementaires européens au bénéfice du doute semble lui avoir donné des ailes et rouvert son appétit. Il met une énorme pression pour que son parti, le MODEM, qui avait été un peu délaissé dans la première distribution de postes, il n'avait obtenu qu'un seul poste de ministre, soit cette fois récompensé de sa fidélité à sa juste mesure. Le MODEM pèse environ 20% de l'ensemble des parlementaires de la majorité présidentielle.

Il faut également tenir compte du délicat problème de la parité. Tous les noms qui circulent ne sont pratiquement que des hommes. Ce qui n'est pas sans poser un vrai problème.

Enfin, il faut vérifier que tous les pressentis ne trainent pas quelques casseroles cachées dans leur passé, casseroles que le Canard enchaîné ou Médiapart se feraient un plaisir de révéler une fois nommés.

Qui à l'Outremer ?

Plusieurs noms circulent. Tout Paris sait que le député Renaissance Guillaume Vuilletet lorgne depuis un moment déjà sur la rue Oudinot. On dit même qu'il ne serait pas étranger à la mise à l'écart de Jean-François Carenco de son poste.

Le nom du sénateur réunionnais Stéphane Fouassin a aussi un moment été évoqué. L'ancien maire de Salazie a très adroitement choisi de siéger avec les élus macronistes au Sénat.

Invité surprise de dernière minute, Max Dubois, un proche de la première heure d’Emmanuel Macron, qui fut son chef du pôle Outre-mer pendant sa campagne de 2017, circule depuis quelques heures pour le ministère des Outremer. Les déclarations du ministre de l’Intérieur sur la toute-puissance des monopoles  pourraient être une demande du Président  pour préparer cette nomination, Max Dubois incarnant ce combat. On imagine cependant mal les Békés antillais, qui avaient eu sa peau alors qu'il était conseiller spécial de Jean-François Carenco, laisser leur bête noire occuper ce poste prestigieux. Et on connait leur poids politique, surtout à une encablure d'une campagne présidentielle où leur soutien financier est fortement apprécié. C'est le moins que l'on puisse dire.

Le favori pour le poste semble être Olivier Dussopt, l'ancien ministre du Travail, qui avait porté la réforme des retraites et qu'on dit très apprécié par Emmanuel Macron. Au point que le journal Ouest France n'hésite pas à annoncer sa nomination.

On en saura plus ce jeudi. Plus que quelques heures à attendre.

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